ACTE III
Par ses revers.
GUERRERO
Il ne lui faut qu’un chef pour vaincre l’univers î
Il vous crie : En avant! il vous suit en délire!
J’en fais des combattants...
Des héros! Votre lyre.
Votre lyre frémit... Vers Madrid élancé,
Vous marchez sur César...
GUERRERO
Se réveillant tout ô coup.
Je l’attaque... Insensé!...
Et Bolivar !... Moi!... moi!.., le combattre!... moi, traître! Attaquer mon pays!...
n. LOPEZ.
Pour le faire renaître.
Leroi, libre par vous, délivrera ce sol,
Et des Américains, vous, sauveur espagnol...
GUERRERO, éclatatant avec énergie.
Tentateur, loin d’ici!... Je vois vos stratagèmes...
Vous voulez me corrompre avec mes vertus mêmes,
Et votre art infernal, déguisant l’attentat,
Perrière le héros me cache l’apostat!...
Je reconnais bien là votre odieuse race...
Loin d’ici!... Quel espoir vous guidait sur ma trace?
Que vouliez-vous? scruter, mesurer mes douleurs?...
Eh bien, regardez-les... Oui, je souffre,... je meurs...
G UERRERO.
Mais je descends de ceux dont pas un seul ne bouge, Quand vous les étendez sur des lits de fer rouge,
Et dût le ciel vingt ans prolonger mon malheur,
Je ne fléchirai pas.
D . L O P E Z , à part.
Le trait est dans le cœur.
S'éloignant. «
Laissons-le seul.