‹ Lectures a l'AcademieChapitre 41 sur 200 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

Les Mêmes, MAURICE.

Il vit !

VALENTINE

Soyez béni, monsieur!

Il vit 1

DUBREUIL

Eh bien! l’avais-je dit?

Ce Dufournelle...

VALENTINE, A Maurice.

Mais... il est blessé, peut-être?

MAURICE

Blessé? Non, grâce au ciel!

IIUBREUIL.

Comment pourrait-il l’être ?

Quand monsieur Dufournelle, empêchant le combat... Allons, sèche tes pleurs!... v

VALENTINE

Le puis-je? Le débat Peut renaître demain!... Domain son adversairo Est libre...

MAURICE, vivement.

Non,... calmez vos angoisses! L’affaire Est finie, arrangée, éteinte pour toujours !

DUBREUIL, dons l'enchantement.

Cet homme-lh ne fait rien à demi !... Je cours,

Je cours lui rendre grâce, et puis, sans plus attendre,

Je le ramène ici comme un fils, comme un gendre.

MAURICE, vivement.

Un gendre?

DUBREUIL

S’il vous plaît, mon cher monsieur! Demain

Le contrat.

Mouvement de Valentine.

Pourrais-tu lui refuser ta main,

Lorsqu’on un môme jour il a sauvé ton frère,

Et, sache-le, doublé le crédit de ton père ?...

A Maurice.

Devant de pareils faits vous restez ébahi !

Vous voyez qu’un marchand môme de cuir bouilli Peut dans l’occasion ne perdre pas la tète,

Et que le caoutchouc ne vous rend pas si bête !

Je cours et te l’amène !

n sort.

Page 1