RÉCITÉES PAR M» E RISTORI
A Amsterdam, le 12 juillet 1860 JOUR DE SA REPRÉSENTATION D’ADIEU
Lorsque par tant d’honneurs vous me récompensez, Pourquoi donc suis-je hère au lieu d’être confuse?
Ce n’est pas, grâce à Dieu ! qu’un fol orgueil m’abuse Non, non, c’est que je vois qui vous applaudissez! Oui, c’est à mon pays que ces fleurs sont offertes! Grand peuple, tu revois en lui tes jours passés,
Car tu sais nos douleurs pour les avoir souffertes,
Et tu connais nos fers pour les avoir brisés!
Comme nous, tu sentis ce désespoir immense De voir dans sa cité les canons étrangers;