SCÈNE VI
MÉDÉ E , seule .
Comment la frapperai-je?
Quelle arme?... Le poison?... Elle peut voir le piège!
Le poignard?... C’est plus sûr : le cœur guide les coups... Et du poison, d’ailleurs, mon bras serait jaloux !
A voit basse et montant progressivement. (
Oh! quelle volupté, quand lp long du mur sombre,
Dans sa chambre, ce soir, j’entrerai comme une ombre, Que je la verrai là, dans son lit, sous ma main,
Cette odieuse Grecque, et que, sur son beau sein
MÉDÉF,.
S’abattant tout à coup, l’impitoyable lame Au fond de sa poitrine ira chercher son âme,
Qu’elle ouvrira les yeux et qu’elle me verra;
Qu’à ses cris lo palais soudain s’éveillera, Qu'accourront éperdus, amant, parents, famille,
Et qu’ils verront debout sur le corps de leur fdle Médéel...
Poussant un cri en apercevant Créuse.
Oh! justes dieuxl c’est elle! je l’entend!
Non! ce n’est pas ce soir! c’est là! là! dans l’instant. Qu’en son sein palpitant... avec des cris de joie... Euménides, merci! vous m’amenez ma proie!