VOYAGES PAR RAPPORT A LA RICHESSE NATIONALE
La meilleure manière de retenir les hommes et de les attirer, c’est d’être juste et bon envers eux, et d’assurer à tous la jouissance des droits qu’ils regardent comme les plus précieux ; la libre disposition de leurs personnes et de leurs biens, la faculté d’exercer leur industrie, d’aller, de venir, de rester, de parler, de lire et d’écrire avec une entière sûreté (1).
presque tous ces titulaires échangèrent leurs assignats contre des métaux précieux, ou d’autres marchandises d’une valeur réelle, qu ils emportèrent ou firent passer à l’étranger. La perte qui en résulta pour la France fut presque aussi grande que si on les eût remboursés en valeurs effectives, parce que le signe n’avait pas encore subi une grande dépréciation. 11 est impossible, même lorsqu’un citoyen n’émigre pas, d’empêcher l’extraction de sa fortune, s’il est bien décidé à la passer à l’étranger. (Note de J. -B. Say.)
(1) Toutes ces réflexions sont marquées au coin d’un parfait bon sens. Les raisonnements de J.-B. Say sur les fêtes sont économiquement irréfutables. Mais on peut justifier les fêtes, quand elles ne sont pas portées jusqu’à l’abus, par d’autres motifs qui ne sont pas sans rapport indirect avec la richesse d’un pays. Voir sur toutes ces questions envisagées théoriquement et historiquement notre Histoire du luxe privé et public. (Librairie Hachette.) (H. B.).
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