Cf. la Lettre à Fontanei, page
Pompeux ambassadeurs que la faveur caresse,
Ministres, valez-vous Les obscurs compagnons de ma vive jeunesse
Et mes plaisirs si doux?
Vos noms, aux bords riants que l'Adige décore,
Du temps seront vaincus, Que Catulle et Lesbie enchanteront encore
Les flots du Bénacus *. |
Politiques, guerriers, vous qui prétendez vivre
Dans la postérité, J'y consens : mais on peut arriver, sans vous suivre,
A l'immortalité.
J'ai vu ces flers sentiers tracés par la victoire.
Au milieu des frimas.
Ces rochers du Simplon que le bras de la gloire
Fendit pour nos soldats :
Ouvrage d'un géant, inonument du Génie,
Serez-vous plus connus Que la roche où Saint-Preux contait à Meillerie •
Les tourments de Vénus ?
Je vous peignis aussi, chimère enchanteresse,
Fictions des amours!
Aux tristes vérités le temps qui fuit sans cesse