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Le hon curé leur dit de s'approcher du foyer, et leu: fait apporter du pain et un peu de viande. Les deux aînés mangent leur portion de bon apnétit; le troisième regardait la sienne d’un air b'en satisfait, mais il n’y touchait pas: « Quoi ! mon enfant, lui dit le curé, tu ne manges pas ?— Non, Monsieur, répondit-il ; je garde mon pain et ma viande pour ma mère qui est malade.— Mange toujours, mon petit ami, j'enverrai ce qu'il faut à ta maman.—Oh! non, je ne mangerai pas, je veux lui porter ce que voilà, car maman est malade. »
A ces derniers mots, les yeux de l’enfant se remplissent de larmes. «Ta mère, mon petit, ne manquera de rien, reprit le curé; mais, croismoi, mange, tu dois avoir faim.—Oui, j'ai faim ; mais maman est malade.—Eh bien! tiens, voilà du pain et de la viande que tu porteras toi-même ; mais je veux que tu manges ce que je t’ai donné.
—Dans ce cas-là, Monsieur, je mangerai bien mon pain sec: ma viande, je veux la garder pour maman. »
De tels exemples d'amour filial ne sont pas rares ; le nombre des enfants qui pensent à leur mère est sans doute encore assez grand : il est bon cependant, mes jeunes amis, de vous raconter ces faits, afin que vous en conserviez toujours un précieux souvenir.