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« Ne bois pas de l’eau fraîche quand tu es en sueur.
« N'approche pas du puits, ni de la rivière.
« Ne te penche pas sur le balcon, ni sur la croisée.
« Ne touche jamais à une arme: ne t'amuse point avec de la poudre, des capsules, des pétards, ni avec des allumettes.
« Ne arrête pas danslarue. N’approche point des gens qui se disputent ou se battent : il pourrait t'en arriver de sérieux désagréments.
« Ne reste as près d’une porte, Car on pourrait l'ouvrir subitement et te blesser.
« Ne approche pas des chevaux, parce qu'ils pourraient te lancer une ruade... »
Le plus souvent l'enfant suivait ces conseils, et il s'en trouvait bien; mais parfois il les méconnaissait, et alors il avait toujours sujet de s'en repentir.
Son grand-papa, l'ayant un jour conduit à la Campagne, s’assitau pied d’un pommier dont les fruits étaient encore tout verts, et là il s’assoupit, pendant que l'enfant s'amusait à courir après les sauterelles et les papillons.
Robert, s’apercevant qu’il n’est pas surveillé, S'approche doucement de l'arbre, se met à cueillir des pommes et à les manger,
Son grand-papa ne l'avait pas vu: mais le bon
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Dieu l'avait vu, et il allait le punir par sa faute
même. A peine le petit gourmand eut-il mangé quelques pommes, qu’il se sentit fatigué.
Alors il réveilla le vieillard, et lui dit: « Bon papa, je suis malade ; emmenez-moi, je vous prie, à la maison.
—Qu’as-tu donc, mon enfant ?
—Bon papa, j'ai mangé des pommes vertes, malgré votre défense : pardonnez-moi. »
Le grand-papa le ramena avec peine à la mai-
son ; tous les soins y furent prodigués au malade ; mais il souffrit de la fièvre pendant une dizaine de jours, et apprit ainsi par lui-même que la docilité aux conseils des gens expérimentés fait la sûreté de l’enfance et de la jeunesse.