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Un jour que le temps était très-favorable pour cultiver la terre, Lambin le paresseux demeurait cependant oisif et les bras croisés. « Demain,
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disait-il, je labourerai, car la saison s’avance, et je sais que si je négligeais de cultiver mon champ, je n’aurais point de récolte, et par suite point de nourriture. »
Le lendemain, il se lève dès le point du jour et se dispose à atteler; mais un de ses amis arrive et l'invite à un repas de famille. Il hésite un instant, puis il accepte, en disant : « Un jour plus tard, ce n’est pas une affaire : demain j'irai labourer. »
Le troisième jour, le soleil s'était levé, mais Lambin restait couché dans sa chambre ; il avait mal à la tête et à l'estomac, parce qu'il s'était enivré la veille, et il disait: « Reposonsnous un jour; demain dès l'aurore je serai au travail. »
Le lendemain, le temps avait changé et s'était mis à la pluie; force fut donc de rester à la ferme.
Le jour suivant, le soleil se montrait, et Lambin se sentait plein de courage ; mais, hélas! son cheval était indisposé et incapable de faire aucun travail pénible avant deux ou trois jours.
Le cheval guéri, son maître alla tout d’abord au marché des environs, et le lendemain à la noce d’un de ses parents.
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de semer était passée, et en conséquence il ne fit, pour ainsi dire, point de récolte.
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Il n'avait pas compris cette maxime de sagesse : «Travaillez pendant les heures dont vous disposez aujourd’hui, car vous ignorez les empôchements qui peuvent survenir demain. »
44—LA POMME DE TERRE. (a)
La pomme de terre est ainsi nommée parce qu'elle a, assez généralement, la grosseur et la forme d’une pomme et qu’elle croît dans la terre, où elle est attachée à la racine de la plante qui la produit.
Originaire d'Amérique, elle fut apportée en Europe vers l'an 1550; mais sa culture ne S'y développa point: on méconnaissait ses bonnes qualités, et on lui en attribuait de mauvaises.
Vers la fin du xvimre siècle, un savant économiste français, M. Parmentier, vint à bout de persuader la multitude que la pomme de terre est un aliment très-sain, et dès lors la culture s’en fit partout en France et au Canada.
On la sème ordinairement au printemps. On ouvre avec la charrue une tranchée, et l'on y dépose à la main, de distance en distance, un morceau de pomme de terre ayant un ou plusieurs germes. On trace ensuite à côté un autre
(a) Vulgairement nommée patate,
sillon, dont la terre se déverse sur le précédent, et que l'on ensemence et recouvre de la même manière.
Quand les tiges ont poussé, on sarcle le cham P, c’est-à-dire qu’on en arrache les mauvaises herbes; l’on accumule aussi un peu de terre au pied de chaque tige.
La récolte des pommes de terre se fait vers la fin de l'été ou en automne.
Ce tubercule est tout à la fois le pain du pauvre et une précieuse ressource pour la table du riche. Il sert presque autant que le blé à la nourriture de l’homme, On le prépare de mille manières : au beurre, au lait, en salade ou simplement à l’eau, et toujours il a un goût agréable et conserve ses propriétés nutritives.
La pomme de terre est également très-utile pour nourrir et engraisser les animaux domestiques. On en retire aussi de l'amidon, et une sorte de farine appelée fécule, dont la cuisine fait un fréquent usage. |
C'est évidemment un produit précieux, et un nouveau sujet pour nous de bénir la divine Providence, qui, en le donnant à l’homme, lui a mis en mains un moyen eflicace de suppléer aux
disettes de céréales et de se prémunir contre la famine.
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