‹ Lectures courantes [microforme]Chapitre 74 sur 162 · LE POMMIER SAUVAGE · texte numérisé non relu

LE POMMIER SAUVAGE

Un enfant se plaignait de ce qu’on l’obligeait à travailler pour s’instruire : il eût préferé jouer et faire toutes ses volontés. .

Son père le mena un jour dans un bois voisin et s'arrêta devant un pommier ‘sauvage, dont les fruits étaient petits comme des noisettes et si

, L âpres qu’on ne pouvait les manger.

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« Papa, dit l'enfant, pourquoi ce pommier ne porte-t-il pas de si belles pommes que ceux de notre jardin ? Est-ce qu’il n’est pas de la même espèce ?

—Îl est bien de la même espèce; mais il ya une différence qui explique tout : c’est qu’il a été abandonné à lui-même, tandis que les nôtres ont été greffés et sont cultivés avec soin par le jardinier.

« C’est là, mon cher enfant, une image de ce qui t'artiverait si l’on ne cultivait pas tes facultés de l’esprit et du cœur : tu serais comme ce pommier du bois; tu ne produirais rien de bon, et iu semblerais un sauvage parmi les personnes bien élevées. » |

La leçon fut comprise, et l'enfant se montra dès lors un modèle de travail et d'application à l'étude.

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