‹ Lectures courantes [microforme]Chapitre 8 sur 162 · LES BONS AN GES · texte numérisé non relu

LES BONS AN GES

Ame. Danger. Poitrine, Ciel, *Esprit. Qualité, Compagnie, Louange, Très-Haut.

Corps. ‘ Paradis. Yeux.

Le bon Dieu, mes chers enfants, n’a pas,

; il est un pur esprit. Il a nt aussi de purs esprits, et

Les anges sont plus beaux que tout ce que nous

POuVons voir ou imaginer sur la terre. Ils voient Dieu et chantent ses

louanges. Ils sont heureux

aimiez du fond

Invoquez-le souvent ;

du fond ird très-

si génést-à-dire nes, qui ne peuun bonsouvent

e âme :

tendre onneur

Je

ut.

À pas, t. Ia its, et

nous roient ireux

en le contemplant, Ils l’aiment de tout leur cœur, et accomplissent tout ce qu’il leur ordonne. Envoyés vers nous, ils nous secourent dans nos dangers.

Les anges nous aiment beaucoup; ils désirent que nous soyons très-vertueux, afin de mériter d'aller avec eux dans le paradis.

Quand Dieu veut appeler à lui un enfant sage, il dit aux anges: «Allez chercher cette âme.» Alors les anges volent sur la terre, et l’enfant ferme les yeux, laisse tomber sa tête sur sa poitrine et cesse de respirer. Son âme quitte son petit corps pour s’envoler au ciel en la compagnie des anges, et chanter avec eux les louanges du Très-Haut.

Chers enfants, priez pour que, au moment de votre mort, les anges emportent votre âme au ciel.

Le bon Dieu vous a donné un ange gardien, qui vous accompagne partout, qui veille sur vous, et vous garde comme un frère aîné garde son petit frère.

Aimez bien votre ange gardien, et invoquez-le avec la plus entière confiance. Dites-lui :

Veillez sur moi, quand je m’éveille, Bon ange, puisque Dieu l'a dit ;

Et chaque nuit, quand je sommeille,, Penchez-"ous sur mon petit lit,

Ayez pitié de ma faiblesse ;

À mes côtés, marchez sans cesse ; j} Parlez-moi le long du chemin ; À ll, Et pendant que je vous écoute, un pe il De peur que je ne tomhe en route, San Bon ange, donnez-moi la main. | :

… Mae, Tasro, , [rester La :

Ho 02 San 6—L'AMOUR FILIAL. La Bruit. Créancier, Nuit. M carré Caresse, Echeveau. ‘ Sommeil, Sar Carré. Infirmité. Veau. La Chaumiére, Litière. Vieillesse. | 1 R pas h Une mère disait à son fils : « Ta tendresse me Sar à rend heureuse, mon ami. Nous sommes pauvres, fien ( nous n'avons rien au monde que cette chau- baïss mière et notre petit jardin. J’ai perdu mon mari, vaise | Je n'ai plus de parents, je suis souvent tourmentée jour, il par des créanciers de ton père. Tout ce qu’il a La | . Jaissé.de dettes me regarde, parce que je me suis beau engagée pour lui. J'ai cinquante-neuf ans, et je mon 1} commence à souffrir des infirmités de la vieil. et je ml lesse; eh bien ! quand tu es près de moi, quand Sa LA je-te vois, que je entends, je suis Jeune, riche, Édet | li bien portante, je retrouve tout ce que j'ai perdu; À din (Mill une seule de tes caresses me fait oublier dix ans tr | de chagrin, et quand tu m'appelles ta mère, A que | j'éprouve un plaisir cent fois au-dessus de toutes | Je L | | les peines que j'ai souffertes... » litiè | Ro IH

ins fon

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—Il y a trois heures que tu lis, va te dissiper un peu.

Samuel—Non, ma mère, je suis bien aise de

æ. Tasro, , rester ici.

La mère—C'est que j'ai quelque chose à faire. Samucl.—Quoi donc ?

La mère—Je voudrais aller sarcler ce petit carré de légumes qui est auprès de la clôture. à | NH Samuel.—Il est sarclé.

La mère—Comment cela donc? Il ne l'était

© À pas hier au soir.

resse Mme M Samuel. — C'est vrai. Mais comme il > Pauvres, D jien de plus fatigant à votre âge que d#édes te chau- baissé pendant deux heures à arrach#

ON Marl, À vaises herbes, je me suis levé ce ma rmentée jour, et j'ai sarclé le petit carré. |

2e qu'il a

La mère—Cest égal, mon ami, .

u 2e À beaucoup filé cette semaine, il faut qui

la vieil. RS mon fil en écheveau: cela ne me fatigut

| dont et je n’ai pas besoin de toi.

e, riche, Samuel—Votre fil est en écheveau. J'avais i perdu : les bras un peu engourdis ce matin d’avoir sarclé dix ans dans la rosée: pour les dégourdir, j'ai dévidé | mère, votre fil, ensuite j'ai été chercher votre vache, à toutes que le vacher n'avait pas ramenée hier au soir

Je l'ai mise dans notre étable; j'ai donné de la ltière fraiche au petit veau : Fou n'avez rien à

faire qu’à vous tranquilliser, et je ne veux pas

m'en aller.

La mère.—Mais écoute. Je guée, et je voudrais dormir ;

dormir pour moi, et si tu rest leras.

Samuel—Je ne vous réveillerai point, parce que je vais lire mon histoire du Canada ; et en lisant des yeux, je ne ferai point de bruit. .

La mère —Si fait, si fait.

Samuel —Non, non, ma mère.

La mère—Nous all dors. :

suis un peu fati tu ne peux pas es, tu me réveil-

OnS voir, je t’avertis que je

regardait de temps en temps. Après un assez long silence, il se

leva, s’approcha doucement de sa mère et lui dit “à voix basse :

«Dors, dors, ma bonne et tendre mère. J'ai tant de plaisir à te voir reposer ! Quand j'étais petit enfant, tu ne me Œuittais pas; tu veillais sur mOn sommeil; il est bien juste qu’à mon tour je veille aussi sur le tien, et que je rende à ta vicillesse tous les soins que tu donnas à ma première enfance, Dors, ma bonne mère, dors, »

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