‹ Lectures courantes [microforme]Chapitre 9 sur 162 · L'AMOUR FRATERNEL · texte numérisé non relu

L'AMOUR FRATERNEL

Amour. Famille. Maitre.

Arbre. Frère. Maladie.

Branche. Histoire. Pensée.

Chrétien. Maison. Sœur.

L'enfant bien élevé aime beaucoup ses frères et ses sœurs. «Eh! comment, se dit-il, ne les aimerais-je pas? Nous avons les mêmes parents, qui veulent que nous soyons très-unis de cœur; nous avons vu le jour dans la même maison; nous avons été élevés ensemble ; nous sommes comme les branches d’un même arbre.»

Oh! combien un père et une mère seraient désolés si on leur disait: « Vos enfants ne s’aiment pas; ils sont divisés, brouillés entre eux!»

«Non, je ne causerai jamais cette peine à mes bons parents. Ne sais-je pas d’ailleurs que ce serait offenser le divin Maître, qui a dit : « Aimezvous les uns les autres.»

«Je veux donc aimer cordialement mes frères et mes sœurs, et le montrer en partageant avec eux tout ce que j'aurai, en les aidant dans leur travail, en les consolant dans leurs peines, en supportant leurs défauts, en ieur cédant volontiers, en priant pour eux, en leur donnant au besoin de bons conseils.

« Ainsi, nous serons tous très-unis, et l’on dira

de notre famille comme autrefois des premiers chrétiens : « Ils n’ont tous qu'un même cœur.»

Que ces pensées, chers enfants, soient aussi les vôtres. Aimez bien vos frères nt vos sœurs, et témoignez-le par votre conduite.

Voici, sur ce sujet, une petite histoire, qui

montre ce que peut inspirer l’amour pour sa famille,

Un jeune homme était gravement malade.

Son père et sa mère se tenaient au pied de son lit: ils étaient bien tristes, et par moment ils pleuraient.

Là se trouvait aussi un autre de leurs enfants, âgé de neuf ans, et qui ressentait dans son cœur une vive peine causée par la maladie de son frère, et par l'afliction de son père et de sa mère. Il eut la pensée de s'adresser au bon Dieu, qui vient toujours en aide à ceux qui le prient. Ilse retira dans un coin de la maison, et se mettant à genoux, il dit: |

«Mon Dieu, je vous en supplie, Ayez pitié de mon frère et rendez-lui la santé 1 &’i! {aut que l’un de nous meure, faites que ce scii moi plutôt que lui, car il est grand et fort, et peut aider mon

père et ma mère, tandis que moi, je suis petit et faible, et je ne puis rien faire pour eux. »

Le père et la mère l'avaient écouté, et ils pleu:aient plus abondamment en vovant que |

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leur fils aîné était si malade, et que le plus jeune était si bon, si dévoué.

Mais bientôt ils furent consolés : le bon Dieu avait eu pour agréable la prière de l’enfant; le

| malade guérit et la joie régna de nouveau dans A la pieuse famille.

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