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M.—Non, mais elles se choquentles unes contre les autres quand il fait du vent.
E.—Voilà beaucoup de fleurs blanches le long du bois ; elles ressemblent à des marguerites.
M.—Ne les cueille pas : ce sont des fleurs de fraisier. Cet été, il y aura en place des fraises excellentes.
E.—Les autres fleurs des prés donnent-elles aussi naissance à des fruits ?
M.—Non, mon enfant.
E.—EKElles ne servent donc à rien.
M.—Il n’y en a aucune d’inutile. Les abeilles viennent y chercher leur miel.
E.—Mais, maman, qu'est-ce qu’une abeïlle ?
M.—C'est une sorte de mouche grise, à quatre ailes. Tiens, en voilà une sur cette fleur de muguet. Prends garde d’y toucher, car elle te piquerait. Tu peux la regarder, elle ne te fera pas de mal.
E.—Oh ! elle enfonce sa tête dans les godets du muguet, et ramasse une poussière jaune; que cela est curieux! J’en vois aussi sur d’autres fleurs. Mais il n’y en a pas sur leurs feuilles : les feuilles ne sont donc bonnes à rien ?
M.—Ces vaches que tu vois là-bas s’en nourrissent et en changent une partie en lait.
E--Je ne savais pas que le lait vient des plantes, et le miel de léurs fleurs... Mais qui.estce qui a fait les plantes ?
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M.—C'est le bon Dieu.
E.—Mais, chère maman, qui donc les cultive ?
I n’y à point ici de jardinier.
M.--C'est encore Dieu, par l’ordre qu'il a éta. bli; car c’est le soleil qui les échauffe, la pluie qui les arrose, le vent qui les ressème.
E.—Oh ! le bon Dieu est bien puissant et bien savant.
M.—Oui, mon enfant. Cest lui qui a fait le soleil, le vent, la pluie, la plante; il a également créé l'abeille qui tire le miel des fleurs, la vache qui change les herbes en lait, et les hommes qui jouissent de tous ces bienfaits de sa providence,
E.--Oh ! Dieu est bien bon! je veux le remercier tous les jours,