LES DEUX LAMPES
Tout reposait : au temple solitaire, Où veille du Seigneur l’éternelle bonté, Une lampe brülait et, dans le sanctuaire, Répandait sa douce clarté.
Une autre lampe auprès pendait inanimée, Sans chaleur et sans flamme, et l'huile parfumée Reposait inutile en son sein argenté, « Vous voilà, disait-elle, à demi consumée, Et bientôt s’éteindra votre pâle lueur :
Je plains votre destin, ma sœur ! La flamme ardente vous dévore :
| Demain, quand renaitra l’aurore, Ne v È Du liquide trésor que je porte en mon sein, Faite Îl . . .
h| Ma sœur, je serai pleine encore :
Et vous, que serez-vous demain ?
| | | —Vous me plaignez, répondit l’autre. Le tr FE Et mon sort vous parait bien triste auprès du vôtre : | | {1 Je le préfèrs cependant. L Sois] | lp La lampe, où ne luit nulle flamme, Mais | O ma sœur, c’est un corps sans âme, il Qui languit éternellement. CARE Je bénis la main qui m’allume, Et tel Car en brûlant je me consume, Mais j'éclaire en me consumant. »
ANATOLE DE SÉGUR, D Tout] Pour 85.—IMAGE DE LA VIE. Enfan Que d
« Où va ce volume d’eau . , Li ?e
Qu roule ainsi ce ruisseau ? N'atta
Dit un enfant à se mère. Fais t