‹ Lectures courantes; quarante leçons de lecture et de conversation suivies dexercices de traductionChapitre 2 sur 96 · C. FONTAINE · texte numérisé non relu

C. FONTAINE

Charmian (Penn.) le 1er Août 1895.

TABLE DES MATIEEES.

lere Leçon.

2me Leçon.

3me Leçon.

4me Leçon.

5me Leçon.

6me Leçon.

7me Leçon.

8me Leçon.

9me Leçon.

10me Leçon.

llme Leçon.

12me Leçon.

13me Leçon.

14me Leçon.

15me Leçon.

16me Leçon.

17me Leçon.

18me Leçon.

19me Leçon.

20me Leçon.

21me Leçon.

22me Leçon.

23me Leçon.

24me Leçon.

25me Leçon.

26me Leçon.

27me Leçon.

PAGE

Le Globe où nous vivons 1

L'Habitation humaine 6

Socrate 11

Yie de Mahomet 16

Aux Antilles françaises 21

Charlemagne 26

Une Chasse au Léopard 32

Eêveries d'un Astronome 37

L'Eruption du Krakatoa 41

La Poste et le Timbre-Poste 46

La Panthère 50

Le Pigeon Messager 55

L'Eléphant 60

Histoire de la Musique 64

Histoire de la Musique (fin) 71

Du Guesclin 76

Copernic 81

Au Bénin 86

Au Bénin (fin) 91

Michel- Ange Buonarotti 95

En Ballon! 101

En Ballon! (suite) 105

En Ballon! (fin) 110

Les Tremblements de Terre de 1883 en Italie . . . 114

Blanche de Castille 119

Catherine II de Russie 123

La Reine Victoria 128

viii Table des Matières.

PAGE

28me Leçon. Vie de Bernard Palissy 134

29me Leçon. Les Collectionneurs 140

30me Leçon. Vie de Henri IV 143

31me Leçon. Pierre le Grand 148

32me Leçon. A Tombouctou 154

33me Leçon. Livingstone 160

34me Leçon. Livingstone (fin) 165

35me Leçon. Ary Scheffer 171

36me Leçon. La Guérison de la Diphtérie 175

37me Leçon. La Navigation sous-marine 181

38me Leçon. Gounod 186

39me Leçon. Curiosités du Calendrier . . - 190

40me Leçon. Curiosités du Calendrier (fin) 195

TABLE DES EXEEOIOES.

PAGE

Le Globe ou nous vivons 199

L'Habitation humaine 200

Socrate 201

Vie de Mahomet 202

Aux Antilles françaises 203

Charlemagne 203

Une Chasse au Léopard 204

Eêveries d'un Astronome 205

L'Eruption du Krakatoa 206

La Poste et le Timbre-Poste 206

La Panthère . . . . 207

Le Pigeon Messager 208

L'Eléphant 209

Histoire de la Musique 210

Histoire de la Musique(fin) 211

DuGuesclin 212

Copernic 213

Au Bénin 213

Au Bénin (fin) 214

Michel-Ange 215

En Ballon! 216

En Ballon! (suite) 217

En Ballon! (fin) 217

Les Tremblements de Terre de 1883 en Italie 218

Blanche de Castille . 219

Catherine II de Kussie 220

La Eeine Yictoria 221

x Table des Exercices.

PAGE

Yie de Bernard Palissy 222

Les Collectionneurs 223

Vie de Henri IV 223

Pierre Le Grand 224

A Tombouctou 225

Livingstone 226

Livingstone (fin) 227

Ary Scheffer 228

La Guérison de la Diphtérie 228

La Navigation sous-marine 229

Gounod 230

Curiosités du Calendrier 231

Curiosités du Calendrier (fin) 231

Première Leçon.

Le Globe où nous Vivons.

Notre globe a été primitivement une masse ignée et fluide ; toutes les parties qui la composent, roches, terre, métaux, réduites en vapeur par une chaleur incommensurable, accomplissaient leur évolution dans l'espace, comme le font aujourd'hui les comètes.

Combien de temps a duré cette période d'incandescence ? Nul ne saurait le préciser, mais elle n'a pas dû être moindre d'une série de millions d'années.

Peu à peu, cependant, par suite d'un refroidissement relatif, les métaux et les minéraux à l'état gazeux ont passé d'abord à l'état liquide. Autour de cette masse brûlante et dont la lumière devait être aussi vive que celle du soleil, les masses d'eau, qui occupent aujourd'hui les deux tiers au moins de la surface du globe, formaient une atmosphère de vapeurs confondue avec l'atmosphère d'air au milieu de laquelle nous vivons aujourd'hui.

Le refroidissement continuant, la masse liquide et incandescente s'est couverte peu à peu d'une sorte de croûte moitié minérale, moitié métallique. Cette croûte passant par degrés du rouge blanc au rouge cerise, a dû changer la teinte lumineuse de notre globe tout en conservant longtemps encore son éclat.

Il va sans dire, qu'alors et longtemps encore après, toute vie était impossible, car une des conditions essentielles de tout organisme vivant est l'existence de Peau et de l'humidité.

Il fallut donc attendre que la masse terrestre se refroidît suffisamment pour que les vapeurs suspendues dans l'atmosphère pussent se condenser, tomber en eau et former les vastes océans.

Sans doute il a dû arriver plus d'une fois que la masse des matières liquides enfermées dans la légère enveloppe formée par la croûte terrestre ait produit des bouillonnements, des vapeurs cherchant une issue et par suite des déformations inattendues et des bouleversements du globe entier. Aujourd'hui même ces révolutions ont lieu trop souvent, quoique sur une moins grande échelle. On les appelle des tremblements de terre ; les volcans sont les bouches ouvertes pour les feux souterrains qui brûlent encore dans l'intérieur de la planète et tiennent lieu, en quelque sorte, de soupapes de sûreté, en laissant un échappement aux gaz souterrains qui tentent de briser leur enveloppe.

On s'est peu préoccupé de la durée qui fut nécessaire pour arriver à ce refroidissement ; un jour sans doute, cette question sera résolue, mais elle est d'une mince importance jusqu'ici, puisque l'existence des êtres organisés est tout à fait étrangère à cette période.

Quand la surface du globe fut assez refroidie pour permettre aux premières eaux de se former, les premiers germes de la vie purent éclore.

Les eaux qui vinrent se déposer en vastes étendues sur toutes les dépressions à peine refroidies de notre globe renfermaient-elles déjà, quand elles étaient à l'état gazeux, les principes salés et alcalins qui caractérisent aujourd'hui les eaux de la mer, ou rencontrèrent-elles au contact de la croûte terrestre ces sels prêts à se mettre en dissolution ? Tout prouve

Première Leçon. 3

que l'une ou l'autre de ces hypothèses est vraie, car nul ne doute que les premiers êtres animés et les premiers végétaux qui parurent sur le globe à cette époque aient été aquatiques et marins ; la paléontologie l'a démoutré jusqu'à l'évidence.

La chaleur interne du globe se communiquant à sa surface dut alors faciliter l'existence d'êtres immenses et de végétaux monstrueux. En même temps, les eaux tantôt renvoyées en vapeur, tantôt retombant sur le sol en masses compactes, se mirent à altérer ou à décomposer les roches métalliques qui formaient cette sorte d'enveloppe, usant par leur contact les parties les moins dures, laissant les autres intactes. C'est ainsi que la science explique ces couches sédimentaires et stratifiées dont on retrouve les traces sur tous les points du globe.

En résumé on distingue, en géologie, quatre âges principaux : l'âge primordial, l'âge secondaire, l'âge tertiaire et l'âge quaternaire.

On appelle âge primordial la longue période pendant laquelle la terre faisait partie de la série des astres lumineux.

Dans l'âge secondaire, la terre a cessé d'être le théâtre exclusif de l'action minérale. L'Océan s'est montré et a couvert le globe. Les parties en saillies, disséminées çà et là, y ont formé des îles, peut-être des continents.

C'est l'époque où les premiers êtres organisés ont fait leur apparition. La paléontologie nous apprend que les premières plantes qui poussèrent furent de la famille des acotylédonées qui comprend toutes les algues et toutes les fougères et que les premiers animaux furent les plus élémentaires, ceux qu'aujourd'hui nous appelons les animaux inférieurs, les zoophytes, les mollusques, les trilobites.

Pendant la seconde période de l'âge secondaire, succédèrent à ces premiers êtres rudimentaires les plantes qui caractérisent aujourd'hui la végétation tropicale et de grandes espèces de reptiles sauriens aujourd'hui disparues.

Dans l'âge tertiaire, les continents commencèrent à se dessiner avec leurs principaux reliefs; les climats se distinguèrent suivant les zones ; chaque pays eut sa température et ses saisons. La grande classe des mammifères parut et peupla les campagnes. -On en retrouve encore des traces monstrueuses. C'est l'époque des grands pachydermes, qui ont depuis longtemps cessé d'exister.

Jusqu'à l'âge quaternaire la couche solide du globe terrestre n'était pas assez épaisse pour empêcher le raj^onnement extérieur de la chaleur interne. Dans l'âge quaternaire, la température de la surface de la terre cessa de décroître, les climats furent fixés ; les générations, se succédant sur le même point du sol, y trouvèrent toujours le même régime et l'espèce humaine, qui venait d'apparaître, établit rapidement son empire sur le globe.

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