‹ Lectures courantes; quarante leçons de lecture et de conversation suivies dexercices de traductionChapitre 52 sur 96 · L- cta •■■ 8 t '.>urantes · texte numérisé non relu

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revenir en Angleterre où il rentra après seize années d'absence (1856). Les privations, les fatigues et les dangers, bien loin d'avoir diminue son ardeur, semblaient lui servir seulement de stimulant. Il profita de son séjour dans sa patrie pour organiser une nouvelle expédition.

Parti d'Angleterre au mois de mars 1S5S. il revint à l'embouchure du Zambèze. remonta ce fleuve, puis son affluent le Cliiré. sur un petit bateau à vapeur qu'il avait amené de Londres, et découvrit un grand lac. le Xyassa. large de SU h 100 kilomètres, long de 320. profond de 1S à 2<'0 mètres. Les rives de ce lac sont d'une admirable beauté : on y voit se presser d'innombrables villages, peuplés par des nègres qui vivent de produit de la pêche. Au retour de cette exploration. Livingstone revint pour la seconde fois en Angleterre. Il y fut accueilli avec distinction et ne cessa, pendant toute la durée de son séjour, de recevoir les témoignages les plus flatteurs de l'admiration publique. Mais c'est en vain que ses parents et ses amis essayèrent de lui démontrer qu'il avait assez fait pour sa gloire et qu'il était temps de songer au repos. Dans son dernier voyage. Livingstone avait été témoin les scènes hideuses auxquelles donne naissance le commerce des esclaves dans l'Afrique centrale. Il avait vu les chefs des ::ibus nègres vendre leurs malheureux sujets à des marchands arabes venus de fort loin pour se livrer à cet ignoble trafic de la chair humaine. Le docteur voulait retourner dans les contrées où cette coutume barbare était en vigueur, et travailler de toutes ses forces à l'extirper. On voit qu'un généreux amour de l'humanité trouvait place dans le grand cœur de Livingstone à côté de l'amour de la science. Il repartit donc en dépit de tous les efforts qu'on fit pour le retenir, et quittant, le 19 mars 1S66. l'île de Zanzibar, sur la côte orientale de l'Afrique, il reprit le chemin de l'intérieur du continent, en se dirigeant vers l'ouest. L'année suivante, il

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découvrit trois grands lacs : le Tanganyka, le Moero et le Bangouelo. Puis il tomba gravement malade, et près de trois années s'écoulèrent sans qu'on sût ce qu'il était devenu. Avait-il succombé à la fatigue, à la maladie ou aux attaques de quelque tribu nègre ? Etait-il rjrisonnier ? ISTul ne le savait.

On se préparait à organiser en Angleterre une expédition pour aller à la recherche de l'illustre explorateur, quand un journaliste attaché à un grand journal américain, M. Henry Stanley, fut rappelé d'Espagne où il se trouvait alors, par un télégramme de son directeur qui venait d'arriver à Paris. Laissons Stanley raconter lui-même l'entretien d'une héroïque simplicité qu'il eut avec M. Bennett !

A trois heures j'étais en route. Obligé de m' arrêter à Bayonne, je n'arrivai à Paris que dans la nuit suivante. J'allai directement au Grand-Hôtel, et frappai à la porte de M. Bennett. "Entrez," dit une voix.

Je trouvai M. Bennett au lit. u Qui êtes-vous ? demanda-t-il.

— Stanley.

— Ah ! oui. Prenez un siège ; j'ai pour vous une mission importante."

LIYIKGSTONE.

Questions.

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