CLASSIFICATION DES ANIMAUX
vons P.—Tout cela est très exact.
nous .
H.--Mais je ne comprends pas ces grands mots de ver-
-bas, , , 4 ’ Les tébrés, annelés, mollusques, 2oophytes, batraciens.
H.—Ne t'en épouvante pas. Les vertébrés sont les animaux qui ont des vertèbres, c'est-à-dire un squelette dont les os principaux se rattachent à la colonne vertébrale.
Les annelés sont des animaux sans charpente osseuse, mais dont le corps est formé d'espèces d'anneaux; tels
»: sont l’écrevisse, le hanneton, la mouche, le ver de terre, la sangsue.
ssifl- Les mollusques ont le corps mou ; dans cette catégorie entrent l’'huitre, la moule, le limaçon, l'escargot.
Les 2oophytes sont des animaux d’un organisme fort
| simple, qui les rapproche des plantes ; tels sont l'éponge et le corail.
Il y à, pour ainsi dire, une infinité d'êtres vivants que
a | l'on rattache à ce quatrième embranchement, parce qu’on
18 ne peut les classer dans les trois autres ; tels sont les infu-
sol- soires. dont certains sont mille fois plus petits qu'un grain de poussière.
rdre H.—Mais, papa, vous n'avez pas"expliqué le vilain nom
5h) de batraciens.
P.—C'est un nom dérivé du grec, et qui signifie tout
GNE à simplement les grenouilles. Les batraciens sont des ani-
rté- maux intermédiaires entre les reptiles et les poissons : à À
tes. cette classe appartiennent la grenouille, le crapaud, la les salamandre.
, les H.—Merci, papa. Je vais relire mes notes, et j'espère
les mieux comprendre.
LE PÈRE—Eh bien! Henri, comprends-tu les termes employés pour la classification des animaux ?
HENRI.—Pas très bien, papa. Il me faudrait encore une ou deux explications.
P.—Je vais te les donner. Prenons pour exemple le cheval. C'est un être qui à la vie, la sensibilité et le mouvement volontaire: il appartient done au règne animal.
Il a un squelette, un système d'os se rattachant à la
colonne vertébrale : il appartient à cause de ce caractère à l'embranchement des vertébrés.
Etant jeune, le cheval est allaité par sa mère jusqu'à ce qu'il puisse se nourrir d'herbes : il entre par conséquent
LD té RE \ PS D A LE] dans la classe des mammifères où “animaux à mamelles.
Il à la peau très épaisse et un estomac plus simple que le bœuf et les autres ruminants. À cause de celn il appar-
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Trmes
core
tient à l'ordre des pachydermes où ‘animaux à peau
épaisse,” dont le plus gros est l'éléphant.
Son pied ne forme qu'un tout, et n’est pas divisé comme celui du sanglier : il n’a qu’un doigt enfermé dans un étui de corne appelé “sabot.” Ce caractère le range dans la famille des solipèdes où ‘animaux dont le pied est un tout sans divisions apparentes.”
Le cheval est admirablement conformé pour porter l'homme ou des fardeaux, et trainer un véhicule. Ce double caractère l'a fait ranger dans une catégorie spéciale, dont font partie l'âne, le zèbre, l'hémione; mais
comme il en occupe le premier rang, on l'a appelé, de son nom, genre cheval.
Enfin on considère ses qualités plus particulières, qui le distinguent de l'âne et des autres quadrupèdes de même conformation, et l’on dit qu'il forme l'espèce appelé e, uus caballus, expression latine qu'on peut traduire par “ cheval de cavalier. ”
Et maintenant comprends-tu la classification ?
H.—TI1 me semble que oui, papa.
P.—Indique les différentes catégories en prenant encore pour sujet le cheval, mais en allant de l'espèce au règne.
H.—Le cheval, qui sert de monture à l’homme, forme
À er re nt re nn is
PAR PATES Cu
l'espèce appelée equus caballus. Il donne son nom au genre auquel appartient aussi l'âne, le zèbre et les autres animaux de même conformation, et qui s'appelle genre cheval.
Comme son pied n’est pas divisé, il rentre dans la famille des so/ipèdes, qui font partie de l’ordre des pachydermes où ‘animaux à peau épaisse et à estomac simple.”
Les pachydermes rentrent dans la classe des mammr fères où “animaux à mamelles,” dans l’'embranchernen! des vertébrés et enfin dans le règne anvmal.
P.—C'est bien. Je vois que tu as compris... 1: reste À te faire remarquer une subdivision de l'espèce : c'est ce qu'on nomme les variétés ou les races. Ainsi les poneys sont une variété de chevaux, les dogues uns variété de chiens, les angoras une variété de chat:, lès mérinos une variété de moutons.
H.—Merci, papa. Je tâcherai de bien distinguer tous ces termes.
P.—Je te les expliquerai encora. Mais je tiens à te suggérer dès à présent une pensée à l'occasion de l'étude qui te préoccupe.
Le nombre des ûtres vivants sst tel, qu'il dépasse tout ce que l'intelligence humaine pent concevoir. Quel sujet pour nous d'élever notre esprit et notre cœur vers Dieu, qui les à créés par un jeu de sa puissance, et qui, par sa q providence, subvient à leurs Lesoins et fait remplir à chaun son rôle dans l'harmonie «le l'univers !
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JARDIN ZOOLOGIQUE. 119