LE CHIEN
ullet, ment ; LXXI-—LE CHIEN.
| ten- À leur tête (des brebis) est le chien, aimable autant qu'utile, )esoin
Superbe et caressant, courageux, mais docile. Formé pour le conduire et pour le protéger, Ju troupeau qu'il gouverne il est le vrai berger.
| tra- Le ciel l’a fait pour nous, et dans leur cour rustique,
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même Il fut des rois pasteurs le premier domestique ; Redevenu sauvage, il erre dans les bois :
tr Qu'il aperçoive l'homme, il rentre sous ses lois, | pour Et, par un vieil instinct qui Jamais ne s'efface, date Semble de ses amis reconnaître la trace. Gardant du bienfait seul le doux ressentiment, Il vient lécher ma main après le châtiment ; illent Souvent il me regarde ; humide de tendresse, Son œil affectueux implore une caresse.
ux du J'ordonne, il vient 4 moi ; Je menace, il me fuit ; r. Je l'appelle, il revient : Je fais signe, il me suit ; longs Je m'éloigne, quels pleurs | je reviens, quelle Joie f Chasseur sans intérêt, il m'apporte sa proie. , Sévère dans la ferme, humain dans la cité, . ons Il soigne le malheur, conduit la cécité : . Ée Et moi, de l'Hélicon malheureux Bélisaire, onté
Peut-être un jour ses yeux guideront ma misère, Est-il hôte plus sûr, ami plus généreux ?
Un riche marchandait je chien d’un malheureux ; (1) Hélicon, mont de la Grèce consacré aux Muses, Bélisaire, général à qui, dit-
on, l’empereur Justinien fit crever les yeux, Ces vers signifient donc: ‘Et moi, poëte, peut-être devenu aveugle, j'aurai un chien pour guide,