‹ Lectures graduées [microforme]Chapitre 130 sur 356 · LE BOMBYX ET LA SOIE · texte numérisé non relu

LE BOMBYX ET LA SOIE

Cette enveloppe, appelée cocon, a la forme et la grosseur d'un œuf de pigeon.

H.—Le ver ainsi emprisonné doit périr.

P.—L'insecte paraît en effet mourir ; mais, en réalité, il ne fait que se métamorphoser : de chenille il devient chrysalide ou nymphe, et de chrysalide, papillon. Alors il perfore son enveloppe et en sort.

H.—Quel changement !. . .. de chenille devenir papillon!...

P.—T] faut voir là, mon cher enfant, une image de la transformation qui se fera en nous si nous vivons saintement; car, pour le juste, le trépas n’est qu'une transtormation, un passage de l'état passible et mortel à l'état glorieux et immortel.

Le fil'de soie que produit le bombyx est si tenu qu’il suffirait de 4 onces de ce fil pour unir Montréal à

Québec.

Aussi en réunit-on de 5 à 8 ensemble, pour former les fils ordinaires qu utilise l'industrie.

H.—Que fait-on avec les fils de soie ?

P,—On en fait surtout des tissus, dont Îles uns sont simples et les autres plus ou moins ouvrés où ornementés,

Les tissus d'une même couleur s'obtiennent à peu de chose près comme la toile de chanvre ou de lin. Quant à ceux qui sont ornementés, ils présentent dans leur fabrication de grandes difficultés, mais moindres qu'autrefois, grâce à Jacquart.

H.—Qu'était-ce donc que Jacquart ?

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