‹ Lectures graduées [microforme]Chapitre 131 sur 356 · LE BOMBYX ET LA SOIE · texte numérisé non relu

LE BOMBYX ET LA SOIE

P—C'était un simple ouvrier lyonnais, d’abord tisseur et en dernier lieu mécanicien. Il a cherché et trouvé le moyen de faire faire, par le mécanisme même du métier à tisser, les travaux qu'exécutaient des personnes adjointes à l'ouvrier tisseur.

Dans le principe, on ne voulut pas de son invention, et à sa mort, arrivée en 1834, elle n'était que fort peu connue. Mais depuis, la France, l'Italie, l'Angleterre, les Etats- Unis..., se sont empressés de l'adopter. Partout, pour ainsi dire, dans le monde, on se sert des métiers à la Jacquart, rappelant ainsi le nom d’un mécanicien habile et d'un bon citoyen.

H.—Je comprends bien qu'il ait été mécanicien habile mais comment a-t-1l été bon citoyen ?

P—$es compatriotes dédaignant son invention, les étrangers le sollicitèrent de la leur livrer à prix d'argent. Il s'yrefusa. N'est-ce pas un bel exemple de patriotisme ?

H.—-Oh! oui, papa; surtout de la part d'un pauvre ouvrier.

P.—On lui a rendu justice de son vivant, en le décorant de la Légion d'honneur. Et maintenant sa statue orne l’une des belles places de la ville de Lyon.

H.—La soié ne sert-elle que pour les tissus ?

P.—$es usages sont très variés. Ainsi on en fait des rubans, des galons, des velours, des bas, des gants, des chapeaux. .. On l'utilise aussi pour les orneïnents sacerdotaux et autres objets du culte, et c'est là son usage le plus précieux, parce que c’est alors qu'elle contribue le plus directement à glorifler Dieu, principe et fin de toutes les créatures,

ET en ais, dé

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