OISEAUX UTILES A L'AGRICULTURE
Et le moineau, que faut-il en penser ? Il est vrai qu'il égrène par-ci par-là des épis et des grappes de raisin ; mais que de cerises, de pommes et de poires n'a-t-il pas
conservées aux cultivateurs! Chaque fois qu’il éventre une
ap | sauterelle où un hanneton, il préserve de dépérissement aux | trente à quarante épis. Ilest bien plus insectivore que JOr- | granivore, et rend en définitive de grands services.
| On voit des gens enlever les nids d'oiseaux utiles. Ah! ss | se rendent-ils compte des dommages qu'ils causent indient | rectement par cette folle manie, qui les place, en outre,
sous le coup de la loi!
En détruisant les nids, on laisse se multiplier à l'excès les chenilles, les pucerons et les autres insectes nuisibles j et il en résulte que les arbres fruitiers sont défeuillés, que les plantes potagères sont “évorées, et que parfois toute | une contrée est menacée de la disette.
Laissons les petits oiseaux se multiplier dans les bois et les champs ; n'allons Pas, par un caprice de sauvages, détruire l'équilibre que le bon Dieu a établi. Il les à destinés à se nourrir d'insectes ; si nous les mettons en cage où si nous les mangeons, les insectes dont ils devraient vivre mangeront notre nourriture, et ce sera justice.
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