XCVI—LA GREFFE
Creffer, c'est transporter sur un végétal une partie d’un autre végétal de même famille, et la disposer de manière qu'elle s’y développe ccmme sur son pied naturel.
Le petit rameau détaché s'appelle GREFFE ; le pied sur lequel on l’implante s'appelle surEr.
Pour que l'opération réussisse, il faut que l'écorce de la greffe adhère à celle du sujet, car c'est par leurs écorces qu'ils s'unissent et se soudent,
Le principal avantage de la greffe est de conserver et de multiplier les fruits agréables. A-t-on reconnu qu'un arbre produit des fruits délicats, on en détache un petit rameau et on l'implante sur le tronc où sur la branche d'un arbre vigoureux appartenant à la même espèce. Il y grossit comme s’il était une de ses branches, et donne les mêmes fruits que l'arbre dont on l’a détaché.
E est impossible de multiplier une bonne espèce de fruits en en semant les noyaux ou les pépins: les arbres obtenus ainsi sont, il est vrai, vigoureux; mais ils ne donnent généralement que de fruits sauvages. Il faut les greffer.
On distingue : 1°la GREFFE en FENTE ou ENTE, qui consiste à insérer le petit rameau dans une fente pratiquée soit sur une branche, soit sur un tronc: 2° la GREFFE en COURONNE, qui, sans pratiquer la fente. introduit le rameau entre Je bois et l'écorce du sujet : 3° EFFF en ÉCUSSON, qui implante, au leu d'un ramean, une petite
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