CVI—PESANTEUR.-LEVIER
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On observe que tous les corps de notre globe tendent d'eux-mêmes vers le centre de la terre, Cette tendance est l'effet d’une force nommée PESANTEUR.
Le Porps des corps est la pression qu'ils exercent en 1!
vertu de leur pesanteur. Ainsi un pied cube de fer ex- | Ë erce, en vertu de sa pesanteur, une pression sept fois plus | Ë considérable qu’un pied cybe d’eau : il pèse donc sept fois | plus.
Le poids dépend de la quantité de matière dont se com pose un corps, où, en d'autres termes, de sa densité. Le
à plomb, par exemple, pèse plus que le fer, parce qu'il a | \ lus de matière sous un même volume, ou plus de dersité. P ’ ;
Le poids dépend aussi du milieu ou se trouve le Corps. Ainsi un morceau de fer pèse plus dans l'air que dans l'eau.
Pour soulever ou mouvoir les corps d’un poids considérable, la mécanique emploie différentes machines, dont le levier est la plus simple et la plus usuelle,
Le LEVIER est une barre, ordinairement en fer, mobile autour d'un point fixe, sur lequel elle appuie.
On distingue dans le lévier : 1° lu puissance ou la force appliquée ; 2° la résistance ou la force à vaincre ; d°le point d'appui.
Le plus souvent le point d'appui est entre la résistance et la puissance, et divise ainsi le levier en deux bras ordi-
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PUITS ARTÉSIENS.—fQUILIBRE DES LIQUIDES. 19U
nairement inégaux. Les leviers de cette sorte sont appelés leviers du premier genre. La pince du maçon, les ciseaux des tailleurs, les balances..., appartiennent à cette catégorie, parce que le point d'appui s'y trouve, en effet, entre la puissance et la résistance.
Quelquefois le point d'appui est à une extrémité et la résistance en un point intermédiaire : dans ce cas le grand bras est représenté par la tige entière, et le petit par la distance entre le point d'appui et la résistance. Ce sont les leviers du second genre, auquelles appartiennent les brouettes, les couteaux de boulanger, le casse-noisette, le gouvernail d'un navire, la pince du maçon quand l’extrémité inférieure appuie à terre.
Parfois la puissance s'applique entre le point d'appui et la résistance. Ce sont les leviers du troisième genre, auquel appartiennent l'étau du serrurier, les pincettes du foyer, les cisailles du berger.
Toutes les machines, quelque compliquées qu'elles paraissent, ne sont au fond que des applications plus ou moins directes du levier. Ainsi le cabestan rentre dans les leviers du premier genre.