‹ Lectures graduées [microforme]Chapitre 195 sur 356 · UN CORPS PLONGÉ.—POUSSÉE DES LIQUIDES · texte numérisé non relu

UN CORPS PLONGÉ.—POUSSÉE DES LIQUIDES

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J.—C'est que, dans les régions très élevées, l'air est moins serré, moins dense, moins pesant qu'au-dessous. Il arrive un moment où la quantité déplacée ne pèse pas plus que le ballon. Alors l’aérostat s'arrête ; Car si la poussée tend à le faire monter, son propre poids tend à le

faire descendre, et ces deux forces, étant égales, se neutralisent.

H.—Je regarde un petit poisson rouge : il reste immo- 5 ge ; bile au milieu du bocal. (Comment cela se fait-il ?

J.—C'est qu’il pèse juste autant que l’eau qu'il déplace ; il ya équilibre entre sa pesanteur et la poussée.

H.—Mais voici qu'il monte: son poids est cependant toujours le même... Le voilà maintenant qui descend.

J.—Il à bien toujours le même poids, mais il ne déplace

pas toujours le même volume d’eau.

Le poisson à une vessie natatoire remplie d'air. Quand il la comprime, il diminue de volume et déplace moins d'eau : alors la poussée étant moindre que son poids, il enfonce. Quand il la laisse se dilater, il devient plus volumineux et déplace plus d’eau : alors la poussée étant plus considérable que la pesanteur, il monte à la surface.

H.—Je comprends. Merci, J ules, pour tes intéressantes explications.

La mer s'étend sur près des trois quarts de la surface du globe. En certains endroits, elle n’a que peu de profondeur, mais en d’autres elle atteint jusqu'à 39,000 pieds.

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Le sol qu'elle couvre présente autant d’inégalités que celui qu'elle laisse à découvert : il y a là des hauteurs, des vallées, des abimes: nos îlots sont pour la plupart les sommets de montagnes immergées.

C’est dans la mer que les rivières et les fleuves déversent leurs eaux; mais elle ne s'en accroît pas pour cela, parce qu'il se produit à sa surface une évaporation constante qui maintient l'équilibre. Elle rend à l’état de vapeur autant d'eau qu'elle en reçoit à l'état liquide. Cette eau ainsi évaporée devient les nuages, qui.se résolvent en pluie et en neige, et sont le principe des ruisseaux, des rivières et des fleuves.

Les eaux de la mer ont plusieurs sortes de mouvements. Par l'effet des vents, elles forment des vagues, qui souvent paraissent courir avec une très grande vitesse.

Par l'effet de l’attraction de la lune, les eaux se soulèvent et s'abaissent deux fois par jour, ce qui produit le flux et le reflux. Par le flux, les eaux s'avancent sur le rivage et dans l'embouchure des fleuves, ce qui facilite l'approche des navires; par le reflux, elles s'éloignent du rivage, où elles laissent des coquillages, des plantes aquatiques, des crabes, etc.

On remarque en outre dans la mer divers courants : les uns vont de la zone torride vers les pôles, et tempèrent sur leur parcours la rigueur du climat; d’autres se dirigent des régions polaires vers l'équateur, et servent, au contraire, à modérer la trop grande chaleur.

Vers les pôles, la mer est couverte de glaces, qui, à certaines époques, se détachent, forment des montagnes flottantes, et viennent se fondre dans les régions tempérées.

Le terrain du fond de la mer est de sable, de gravier, de rochers, de vase, de coquillages, de débris d'animaux ou de végétaux. Il produit abondamment des algues, des varechs, des mousses, des plantes, toute une végétation distincte de celle de la terre,

Il y a dans la mer une multitude presque infinie d'êtres animés, non moins variés dans leurs espèces que ceux qui vivent sur la terre, Les uns, couverts d'écailles légères, nagent avec rapidité ; d'autres, chargés d'une coquille ou d'une carapace, se traînent pesamment. Quelques-uns ont des nageoires en forme d'ailes, et peuvent voler dans l'air. Un grand nombre, privés d'organes de locomotion, croissent et vivent attachés aux rochers.

Parmi les poissons que l'on pêche dans la mer, les principaux sont : le hareng, la sole, le turbot, la morue, le merlan, la sardine, le thon... Pour conserver le hareng, on le fume, et on l'appelle hareng saur. Pour conserver la morue et les autres poissons en général, on les sale. Ilen est qu'on garde dans l'huile; tels sont le thon et la sardine,

La mer tout entière est un atelier de production et de vie. L'homme la domine et la contraint à lui payer tribut: il y jette ses filets, où viennent s'engager les poissons :

va ’ 545 ; il y prend à l’hamecon les voraces requins ; il y harponne même les colossales baleines. Toutefois il expérimente qu'elle ne lui est qu'imparfaitement assujettie, À certains jours elle se soulève contre son dominateur, le rejette sur la rive ou l’engloutit dans ses abimes.

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entre les peuples des différents continents ; Cn réalité, elle es une voie de communication, par laquelle ils échangent

La mer semble être une séparation infranchissable

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