RÉFLEXIONS AU SUJET DE KA TERRE
d'un navire en marche; il lui semble être parfaitement tagne imniobile, parce que tout ce qu'il peut alors apercevoir se rents
meut avec la même vitesse que Jui.
Le:
H:—J'ai compris. Merci, papa. ie P.—Que ces explications te soient un nonveau motif
Corps d'admirer comment le bon Dieu a tout disposé dans l’uni- vers pour en faire une œuvre parfaite, qui proclame sans Ce cesse Sa puissance, sa sagesse et sa bonté. temp:
To Hop l'hom
terre XI—REFLEXIONS AU SUJET DE LA TERRE. l'étail parto
Le globe terrestre est immense par rapport à nous, puis- de qu'il à 25,000 milles de tour ; par rapport au soleil, il n'est bob plus qu'un point imperceptible. ce qu Il est formé de couches distinctes, dont chacune a son plants utilité. Ainsi il y a la terre végétale, où se développent en les plantes ; l'argile, les sableset le calcaire, ! qui reçoivent homn 41 et conduisent les eaux de pluie; les pierres, qui servent plus € pour la construction; la houille où charbon de terre, qui quels
alimente nos foyers... usée.
ji La surface du globe est très accidentée. Les inégalités attes qu'il présente paraissent un défaut, mais en réalité elles Ell sont un ornement et concourent à l'harmonie générale, à tn Ici des coteaux disposés en amphithéâtre sont plantés tirer.
d'arbres fruitiers; à leur pied se déroulent de vastes ao plaines, couvertes de riches moissons ; là de hautes mon- danse
* g (1) Cülcaire, dérivé du latin calz, qui signifie ‘“ chaux,’ se dit des pierres conte- PART
nant de la chaux,
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RÉFLEXIONS AU SUJET DE LA TERRE. oT
tagnes élèvent dans les nues leur front glacé, et les torrents qui en tombent forment nos rivières et nos fleuves.
Les rochers, dont nous voyons les cimes escarpées, sou-. tiennent la terre des montagnes, comme les os de notre corps en soutiennent les chairs.
Cette variété fait le charme des paysages, et en même temps elle satisfait aux divers besoins des peuples.
Tout dans l'univers est admirablement disposé en vue de l'homme, que Dieu à établi le roi de la création. $i la terre était plus dure, il ne pourrait la cultiver ; si elle l'était moins, elle ne pourrait le porter, et il enfoncerait partout comme il enfonce dans le sable ou dans un bourbier. Quels avantages ne procure-t-elle pas quand elle est bien travaillée ! C’est de son sein inépuisable que sort tout ce qu'il y à de plus précieux. Les sucs absorbés par les plantes deviennent branches, boutons, feuilles, fleurs, fruits et semences, pour renouveler ses libéralités en faveur des hommes. Rien ne l'épuise. Plus on déchire sa surface, plus elle est libérale. Après tant de siècles, pendant lesquels elle n'a cessé de produire, elle n'est point encore usée. Tout vieillit, excepté elle seule : elle rajeunit chaque année au printemps.
Elle ne manque point aux hommes ; mais les hommes se manquent à eux-mêmes lorsqu'ils négligent de la cultiver. C'est par leur paresse et leurs désordres qu'ils laissent croître les ronces et les épines à la place des vendanges et des moissons. Si elle était mieux cultivée, elle pourrait nourrir dix, cent fois plus de personnes qu'elle n'en nourrit.