‹ Lectures graduées [microforme]Chapitre 213 sur 356 · LA VAPEUR CONSIDÉRÉE COMME FORCE · texte numérisé non relu

LA VAPEUR CONSIDÉRÉE COMME FORCE

H.—D'où vient que la vapeur peut faire mouvoir une machine ?

J.—Pour le concevoir, il faut rappeler que l'eau en se Vaporisant acquiert un volume 1500 à 1200 fois plus considérable qu'à l'état liquide. Si la vapeur se trouve comprimée, elle fait effort pour occuper tout l'espace qu’elle eut remplir à l'air libre, et parfois cet effort est tel, qu'il sait éclater le récipient.

Il y à donc là une force d'expansion très vwssante et que l’on peut aisément utiliser.

On chauffe de l’eau dans une chaudière solide et parfaitement close. La vapeur qui se forme reste au-dessus du liquide, et se trouve d'autant plus comprimée qu'il y a eu plus d’eau vaporisée: elle presse contre les parois et fait effort pour sortir. On dispose le mécanisme de telle sorte que, S'échappant par une petite ouverture, elle pousse un pis-

ton et le fait mouvoir alternativeme::t dans un sens et dans le sens opposé,

H.—C'est, ce semble, fort simple.

J.—C'est aussi simple qu’utile. Cependant l'humanité a traversé de longs siècles avant de le découvrir.

H.—A qui attribue-t-on l'invention des locomotives ?

J—A Stephenson, mécanicien anglais (1781-1848), Mais les locomotives, ainsi que les autres machines à v: peur, ont été perfectionnées par divers ingénieurs et nommément par Séguin d'Annonay, qui inventa la chaudière tubulaire en 1898, An lieu de présenter en masse l'eau à l'action du feu, il imagina de la diviser au moyen de tubes disposés en long, et dans lesquels passe l'air chaud poussé

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