‹ Lectures graduées [microforme]Chapitre 214 sur 356 · CXIX—LA LOCOMOTIVE PRESOMPTUEUSE · texte numérisé non relu

CXIX—LA LOCOMOTIVE PRESOMPTUEUSE

Une locomotive stationnait en gare, et, en attendant le signal de partir, elle se considérait elle-même et s'enorgueïllisait de son ingénieux mécanisme et de sa puissance.

“Je suis, disait-elle, le chef-d'œuvre de l'industrie humaine. Je transforme, par mon feu ardent, l'eau du bouilleur de ma chaudière en une vapeur qui presse contre mes solides parois, cherchant une issue pour s'échapper. Elle n'en trouve qu'une, l'entrée du cylindre. Elle S'y précipite et en sortant elle pousse le piston, qui met en mouvement mes bielles et mes roues,

‘Cela suffit pour me faire remplir ma tâche, qui épuiserait les forces de cent chevaux, et qui pour moi n’est qu’un jeu. Je puis entrainer trente voitures avec une vitesse de trente milles à l'heure. Les coursiers les plus agiles ne peuvent suivre mon pas seulement trois minutes. Je suis la rivale des vents pour la course.

4 Quand je file à toute vapeur, je dévore l’espace.

Mes voyageurs voient passer rapidement derrière eux les arbres, les champs, les collines; et les personnes qui me con-

‘eau, devient oduit en fort

tenaient que truit qui en

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