‹ Lectures graduées [microforme]Chapitre 232 sur 356 · LE TÉLÉGRAPHE · texte numérisé non relu

LE TÉLÉGRAPHE

I] y a, à la station de départ. un cadran où sont marqués les lettres et les autres signes à employer, L'aiguille en est fixée à une roue dentée, mais disposée de telle sorte, qu'une dent de métal alterne avec une dent d'ivoire.

H.—EÆt pourquoi ces deux sortes de dents ?

J.—Quand la dent de métal touche le fil de pile, l'électricité passe au fil extérieur ; quand c’est la dent d'ivoire, elle ne passe pas, parce que l'ivoire est mauvais conducteur.

On peut donc, par le simple mouvement dire roue, établir et interrompre à volonté un courant électric ie sur les fils ::térieurs.

F.--Que ‘ait ce courant à la station d'arrivée ?

J.--Un à expérimenté qu'un courant électrique peut commuuiquer à une pièce de fer doux, convenablement disposée, la propriété de l’aimant, qui, tu le sais, attire le fer, et on a nommé cette pièee électro-aimant.

Or on à établi un électro-aimant à la station d'arrivée, et l'on a placé tout à côté un levier en fer, avec un cadran divisé et marqué exactement comme celui de lastation de départ.

Quand le courant est établi, l'électro-aimant attire À soi le levier ; quand le courant est interrompu, le levier retombe par l'effet d’un ressort; et, dans ce mouvement le va et vient, il fait ailer l'aiguille du cadran, qui marque exactement ce qu’indique celui de la station de départ.

H.—Je ne comprends pas encore.

J.— Les deux cadrans, je te l’ai dit, ont les mêmes signes.

250 LE TÉMÉGRAPHE,

L'aiguille est tout d'abord sur le même point dans l’un et

dans l'autre. Si à la station de départ on la fait avancer

de 4 divisions, on aura établi et interrompu 4 fois le cou-

rant, et par suite à la station d'arrivée le levier aura été

attiré par l'électro-aimant et sera retombé 4 fois. L’aiguille

y aura passé, par exemple, sur À, B, C'et se sera arrêtée »

sur D, exactement comme a fait celle de l’autre station, | On à ainsi la première lettre du télégramme, ; 4

Les télégraphes varient quant au mécanisme; mais tous reposent sur le pouvoir que possède un courant élec- q trique de transmettre instantanément, à un morceau de fer doux, la propriété de l’aimant attirant à soi le fer.

H.—Peut-on télégraphier à de bien grandes distances ?

J.—Les distances ne comptent pas. On peut télégraphier à n'importe quel pays, pourvu que l'appareil télégraphi- P quel pays, p q PI p que y sait établi et se relie avec le nôtre.

Qui n’admirerait cette merveille!

‘ Rattachés par un cable sous-marin, les continents correspondent comme s’il n’y avait entre eux qu'une goutte d’eau. Ils sont en communication instantanée, et la parole va de l’un à l’autre, à mille lieues de distance, commeentre

deux frères qui causent à voix basse dans le silence du même. cabinet.”

Louis VEUrrLoT.

s l’un et avancer is le couaura été , , aiguille , arrêtée station.

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