‹ Lectures graduées [microforme]Chapitre 252 sur 356 · CXLIV.—LA RAISON · texte numérisé non relu

CXLIV.—LA RAISON

La RAISON est la faculté de distinguer le vrai, le bien, le beau. C’est une lumière intérieure naturelle que Dieu

à mise en nous, pour nous guider dans notre conduite.

Nous pouvons, à l'aide de la raison, élever notre pensée, de la nature, à l’auteur de la nature. C'est elle qui nous dit que, de mème qu'un édifice suppose un architecte, r'uaivers suppose le Créateur.

La raison est le plus riche présent du ciel dans l'ordre rel: en être privé est la plus déplorable des infortu-

natu On voit des gens rire des extravagances des fous :

nes.

hélas ! il y aurait bien plus sujet de pleurer.

Cette faculté était plus parfaite en l'homme, avant le premier péché, qu'elle ne l'est maintenant ; et commeelle

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ne peut suffire pour nous faire connaître et pratiquer nos devoirs, Dieu nous a donné aussi les enseignements de la foi et l'assistance de sa grâce.

La foi est supérieure à la raison, mais non en opposition avec elle; ou plutôt elle lui est d'un puissant secours. Aussi les véritables grands hommes ont-ils été en même temps animés d’une foi vive et doués d'une haute raison.

Il faut nous conduire par raison et non par caprice ni par humeur. Certains, au lieu de suivre la raison, se laissent gouverner par leurs passions: ils méconnaissent l'ordre établi de Dieu. qui veut que la raison aidée de la foi soit notre guide. Quant à nos passions, il faut, par la grâce, les réprimer énergiquement et les assujettir à l'esprit.

Ce n'est qu'à cette condition que l'homme est véritablement homme.

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