LA CONSCIENCE
un contentement intérieur ; quand nous le violons, nous ressentons une peine parfois très vive.
Ce contentementet cette peine se rapportent à une faculté appelée CONSCIENCE, par laquelle notre raison prononce sur la bonté ou sur la malice d’un acte.
La conscience conseille d'accomplir le devoir, mais sans y contraindre ; nous restons libres, sous notre propre responsabilité, d'écouter sa voix ou de ia méconnaître, de faire le bien ou le mal.
La conscience n'est pas senlement un fidèle conseiller ; elle est aussi une sorte de tribunal, où elle remplit tout à la fois les fonctions d'accusateur, de témoin, de juge et d'exécuteur.
: La conscience, c’est, au fond, la voix de Dieu se faisant entendre dans l’intime de l’âme et nous manifestant ce qu'il veut de nous. La satisfaction qu'elle procure et la peine qu'elle inflige ont pour but de nous maintenir ou de nous ramener dans la pratique du devoir.
L'honnête homme n’agit jamais contre sa conscience ; et cette fidélité fait sa gloire. Hors de là, il ne saurait y avoir aucun honneur véritable,
‘La conscience peut cependant être faussée par une mau-
vaise éducation, des maximes erronées, des habitudes cou-
pables. Il importe donc de se mettre en garde contre tout
ce qui peut ternir ce précieux miroir, qui nous montre à
nous-mêmes tels que nous sommes, sous le rapport moral.
Heureux celui qui a une conscience droite, éclairée et délicate, condamnant énergiquement tout ce qu’il y a de répréhensible en sa conduite, et ne lui faisant trouver de satisfaction que dans la fidélité au devoir ! Il pratiquera réellement la vertu, qui seule honore l'homme et assure
son bonheur ae à