‹ Lectures graduées [microforme]Chapitre 264 sur 356 · CLI.—EXPLICATION SUR LA CONSCIENCE · texte numérisé non relu

CLI.—EXPLICATION SUR LA CONSCIENCE

Joseph avait demandé les ciseaux de sa sœur, mais elle les lui avait refusés. Il s’en vengea, pendant son absence, et les jetant dans un puits.

Aussitôt il devint triste. Sa mère lui en ayant demandé la cause, il lui avoua sa faute et s’offrit à la réparer en prenant sur ses menus plaisirs. Elle parut satisfaite de ses dispositions ; toutefois, comme elle profitait de tout pour l'instruire, elle lui parla de la conscience.

‘ Tu savais, lui dit-elle, que c’est mal de se venger et de disposer de ce qui nous appartient pas.

“Une voix intérieure te disait de ne pasle faire : c'était ta conscience agissant comme conseillère. Tu ne l'as pas écoutée, et, abusant de ta liberté, tu as préféré te venger. Alors elle est devenue pour toi un accusateur, un témoin, un juge te disant : “Tu as mal agi,” et aussi un exécuteur t'infligeant la peine du remords, qui t'a rendu si triste.

‘Quand ta faute sera entièrement réparée, elle t'approuvera de nouveau, et te fera goûter la paix.

‘“ Apprends de là, mon cher enfant. à être toujours docile à la voix de la conscience : c'est le moyen indispensable d'être vertueux, honorable et heureux en cette vie, et de se rendre digne du bonheur de la vie tuture.”

D'après BERQUIN.

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