CLXXI. — DEVOIRS RELATIFS AUX BIENS EXTERIEURS.—L'ECONOMIE
L'homme peut se servir des créatures ; mais il ne doit pas en abuser, sinon il irait contre la volonté de Dieu. Agissez d'après ce principe.
Tout d’abord, soyez économes, ne dépensant rien sans nécessité : c'est, après le travail, le premier moyen de réussir. Comme les ruisselets, en sc réunissant, forment les grandes rivières, les petites épargnes, en s'accumulant, deviennent des trésors. De là ce proverbe: ‘Si tu veux être riche, n'apprends pas seulement comment on gagne l'argent, mais aussi comment on le ménage.”
Sans l'économie, les plus grandes fortunes ne tardent pas à s'écrouler. Soyez soigneux des plus petits objets, car, dit un autre proverbe, “qui méprise le peu n'aura jamais beaucoup.”
N'achetez que l'indispensable. “Quelque bon marché que soit un objet en vente, dit Franklin, il est trop cher si nous n'en avons pas besoin.”
C’est bien de ménager dès l'enfance l'argent dont vous pouvez disposer, et de le placer en grande partie à la caisse d'épargne ; mais il faut également ménager vos habits et vos effets classiques, afin de ne pas occasionner de dépenses à vos parents.
Outre l'argent et les objets à notre usage, il faut économiser le temps. Les Anglais ont même une maxime spéciale pour exprimer cette vérité. “ Le temps, disent-ils,
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