‹ Lectures graduées [microforme]Chapitre 299 sur 356 · DÉVOUEMENT A LA PATRIE · texte numérisé non relu

DÉVOUEMENT A LA PATRIE

Champlain, Maisonneuve, Dollard, d'Iberville, etc., pour le Canada.

Notre pays conservé encore avec fierté le souvenir de plusieurs femmes qui se sont illustrées par leurs vertus ou par leur courage. Qui n'a admiré le dévouement de mademoiselle Mance, de madame de la Peltrie, renonçant en France à tous les avantages que pouvaient procurer une haute naissance, pour venir au Canada soigner ou instruire quelques pauvres filles sauvages ?

Qui ne connait la célèbre recluse Jeanne Leber, fille du plus riche négociant de la colonie, qui, à un âge encore tendre, dit un éternel adieu au monde pour se consacrer,

dans la solitude, à la pratique des vertus les plus sublimes ?

À l'époque héroïque de notre histoire, en 1692, le village de Verchères est investi par une bande d'Iroquois, qui font prisonniers tous les habitants occupés à travailler aux champs. Jeanne de Verchères, jeune fille de 14 ans, passe au travers des ennemis, court au fort, en ferme la porte, et là, presque seule, soutient un siège en règle contre les sauvages, qui sont bientôt obligés de se retirer la honte au front et la rage dans le cœur.

Combien dont le nom est resté ignoré et qui n'ont pas moins été des héros de patriotisme que ceux dont l'histoire raconte le dévouement ! Ils ont tout quitté volontairement pour servir la patrie en danger, et ils sont tombés en combattant les envahisseurs.

Enfants, soyez toujours disposés à les imiter. Conservezvous exempts de péché, et, si vous succombez comme eux, que votre mère soit consolée par la pensée que votre dévouement à la patrie est récompensé de Dieu dans le ciel, dont votre innocence vous aura ouvert l’entrée.

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