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RENTE

312 DETTES, JEU, AMOUk DE L'ARGENT.

Voici, à ce propos, le moyen qu'employa un père pour corriger son fils unique devenu joueur. Sommé de payer une somme considérable que celui-ci avait perdue au jeu, il acquitta la dette; ensuite, le prenant en particulier : “ Mon fils, lui dit-il, vous aimez le jeu, et moi les pauvres. Je leur ai moins donné depuis que je songe à vous établir. Mais désormais je n'y songerai plus: un joueur ne doit pas se marier.

“ Jouez tant qu'il vous plaira ; mais à chaque perte nouvelle je donnerai aux indigents ou à l'hospice autant d'argent que j'en aurai compté pour acquitter votre dette.

4 Commençons dès aujourd’hui.”

La somme fut sur-le-champ portée à l'hôpital, et le jeune homme, mesurant les conséquences de sa passion, ne

s’avisa plus de récidiver.

NCEL.

ARGENT. N'ayez point un trop grand amour du gain: il révélerait en vous une attache désordonnée à l'argent, un penchant à l'avarice, vice humiliant et funeste, qui étouffe en l’homme les plus nobles sentiments. Rappelezvous cet adage de Bacon! : “ L'argent est un bon serviteur, mais un méchant maître.”

Ne tombez pas non plus dans la prodigalité ; ne dépensez que ce quil faut.

Employez en bonnes œuvres ce que vous économiserez : la pratique de la charité est le véritable moyen d'éviter à la fois la prodigalité et l'avarice. On met en réserve, mais ce n’est pas pour soi, c’est pour les pauvres ; on donne beaucoup, mais on à en retour les bénédictions de Dieu et le bon témoignage de sa conscience.

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