LE TRAVAIL
CLXXIIL—LE TRAVAIL.
Le travail est indispensable; c'est une loi de notre
nature ; car, dit Job, l'homme naît pour travailler comme l'oiseau pour voler.
Quand Dieu créa Adam, il ne voulut point qu'il restât oisif; il le plaça dans un Jardin pour le cultiver; et ce n'aurait été pour lui qu'une agréable occupation, si le péché n'eût pas détruit l’ordre primitif. Mais Adam étant devenu prévaricateur, il lui fut dit: 7% mangeras ton pain à la sueur de ton front ; et dès lors le travail à été pénible.
es Dieu néanmoins adoucit beaucoup cette peine par sa grâce, comme l'expérimentent ceux qui travaillent pour son amour, en esprit de foi et de résignation.
Quelque pénible que soit le
dé travail, il faut s’y livrer; car il est la vie de l'homme, qui ne peut sans lui pourvoir à ses besoins, développer ses facultés, s'acquitter envers la famille et la société. C'est un capital que chacun est
appelé à faire valoir, et qui procure les plus précieux avantages.
On dit avec raison : “Le travail est un trésor. Il est le contrepoison du vice, une source de bien-être, un insirument de bonheur. Uni à la bonne conduite, il a pour fruits la santé, la vigueur de l'esprit et la paix du cœur. I] paye les dettes, il chasse l'ennui, il honore celui qui s'y adonne avec courage.”
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