LES ÉTOILES
puissance. Il en a semé les cieux comme i] , couvert «le grains de sable les rivages de la mer.”
Les étoiles nous paraissent petites, et pourtant elles sont généralement plus volumineuses que le soleil: et si nous ne les voyons que comme des points brillants, c'est qu'elles sont à une immense distance de la terre.
Nous savons que le soleil est éloigné de nous de trentesept millions de lieues. Or l'étoile fixe la plus voisine l’est vingt-sept mille fois plus; et supposé qu'un boulet de canon y fût proieté en gardant toute sa vitesse, il emploierait à ce trajet 1:14 de sept mille ans.
La lumière se propage avec une vitesse si grande, qu'elle nous arrive du soleil en huit minutes et qu'elle ferait huit fois le tour de la terre en une seconde ; eh bien! pour venir à nous de l'étoile la plus voisine, elle emploie plus de trois ans. L'étoile polaire, que l'on voit toujours au même endroit du ciel vers le nord, est dix fois plus éloignée : sa lumière voyage trente ans avant de parvenir à nos yeux.
Il y a des étoiles à des distances dix, cent, mille fois plus considérables encore; et sil plaisait à ja toute-puissance de Dieu de les éteindre, les hommes continueraient de les voir pendant des années et des siècles, par le seul fait de la lumière qu'elles projetaient et qui continuerait de se propager dans l'espace.
Jusqu'à nos temps on croyait que les étoiles appelées étoiles fixes ne changeaient pas de place; mais on a reconnu que réellement elles marchent. Elles vont où les mène le doigt de Dieu, sans que nous puissions savoir où. Elles avancent avec une vitesse effrayante, et dont cepen-
lanc on ne s'aperçoit pas à cause de leur distance de le terre.
PLANÈTES, COMÈTES
Elles ont beau courir, l'espace est si vaste, que leur déplacement ne sera sensible aux hommes qu'au bout d’une accumulation de siècles. Alors les constellations dont nous admirons la beauté seront transformées ou remplacées, et les cieux seront renouvelés.
À la contemplation des étoiles, l'âme est saisie d'une pensée de grandeur. “ Qu'est-ce donc, se dit-elle, que cet univers dont l'étendue est incommensurable ? Ah ! quelle est donc la puissance de Dieu, dont il e créé comme en se Jouant; etil lui à étoiles : “ Sortez du néant,” pour qu’e leur grandeur et leur éclat, à l’end à chacune par sa Providence.”
st l'ouvrage ? Il l'a suffi de dire aux Îles apparaissent avec roit de l'espace marqué
Le spectacle du ciel étoilé à inspiré à Louis R
acine ces beaux vers :
Quel bras peut vous suspendre, innombrables étoiles ? Nuit brillante, dis-nous qui t'a donné tes voiles.
0 cieux, que de grandeur et quelle majesté !
J'y reconnais un Maitre à qui rien n’a coûté,
Et qui dans vos déserts à semé la lumière,
Ainsi que dans nos champs il sème la poussière, (
XVIIL—PLANETES, COMETES.
Îl ne faut pas confondre les PLANÈTES avec les étoiles. Dans le langage ordinaire on leur en donne, il est vrai le nom; mais elles en différent essentiellement: ce sont des SOIPS opaques, comme la terre et la lune: elles ne brillent