ATAMENTATION DE L HOMME.—LE PAIN
Lorsque le pain n’est pas assez cuit on qu'on le laisse dans un endroit humide, il se moisit. En cet état, il est nuisible à la santé et peut même, si on en mange beaucoup, causer l'empoisonnement.
En France, chacun fut d'accord libre de pétrir et de cuire son pain comme il l'entendait. Sous les Carlovingiens, le droit d'avoir un four fut réservé aux seigneurs ; et, sous les Uapétiens, il devint aussi le privilège des commnnes.
Ï] y avait en divers endroits un four BANAL, c’est-à-dire commun à tous, où chaque famille apportait jes pâtons qu'elle avait préparés. On les faisait cuire moyennant une certaine redevance.
La banalité des fours, considérée comme privilège, fut abolie par Philippe IV ; mais comme c'est une chose bonne en elle-même et avantageuse surtout aux familles pauvres, elle s'est maintenue longtemps dans un grand nombre de villages, et subsiste encore en quelques localités.
De nos jours, chacun est libre quant à la fabrication du pain. Mais les boulangers ont seuls le droit d'en vendre, sous le contrôle de l'autorité, qui veille à ce qu'ils lui donnent le poids et les qualités voulus.
L'art de la boulangerie progressant, on remplace les anciens procédés par d'autres plus sûrs. Dans beaucoup de villes on se sert pour le pétrissage d'appareils ingénieux, qui suppléent avantageusement les bras, et qui sans doute subiront encore de nouveaux perfectionnements,