XLIV.—AMOUR DE LA PATRIE
Enfants, le ciel, le ciel sur nos campagnes
À déployé de bien vives couleurs.
Sur nos lacs bleus, sur nos vertes montagnes
Le ciel répand ses plus riches splendeur.
Soit que la neige à nos bois étincelle,
: Soit que l'été rayonne sur nos bords, —
Oh ! la patrie, oh ! la patrie est belle :
O Canada, je t'aime avec transport !
Un sang choisi, le plus pur sang de France,
Nourrit jadis mon pays bien-aimé.
Sous d'autres cieux la Foi pleure en silence :
Au Canada le Christ est acclamé.
Jogues, Brebeuf, et cent martyrs encore,
Dans le supplice ont rougi nos bosquets :—
O ma patrie ! oh ! je t'aime et t'honore :
O Canada, pour toi tous mes respects |
Sur son berceau rugissait le tonnerré;' s
Et l'avenir, oh! n'était pas vermeil. À
Mais en luttant le Canada sut faire
Son nid d'aiglon et sa place au soleil.
L'Anglais le sait si nous fûmes esclaves,
Et si ce peuple aima sa liberté :—
O ma patrie, à le pays des braves :
O Canada, je t'aime avec fierté |