‹ Lectures instructives et amusantes a l'usage des écoles techniques d'Italie et des maisons d'éducation des deux sexesChapitre 16 sur 94 · LA JEUNE FILLE ENTERRÉE VIVE · texte numérisé non relu

LA JEUNE FILLE ENTERRÉE VIVE

La nuit suivante (seguente), le croque-mort (beccaniorto) entra furtivement (di soppiatto) dans le cimetière avec une petite lanterne à la (in) main , et ouvrant (aprendo) la fosse, il se disposait à dépouiller (spogliare) le cadavre de ses ornemens.

Mais celle qu'il croyait morte s'étant levée (alzata), le regarda les yeux (con occhio) fixes (fisso), et lui dit d'une voix sépulcrale: "Que veux-tu?" Le voleur effrayé (spaventato) se mit à fuir.

La jeune fille, qui avait été (era stata) enterrée dans un moment de léthargie, sortit de la tombe, prit la lanterne que le fossoyeur (beccamorto) avait laissée, et s'en retourna chez elle (a casa sua). Quand elle entra, ses parens, à cet aspect inattendu (sul primo comparire), furent frappés (colpiti) d'une terreur inexprimable; mais cette terreur fit bientôt place à (tosto cangib ncl) la plus vive allégresse, car ils retrouvaient une fille chérie qu'ils croyaient à jamais [per sempiv) perdue.

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