LES OISEAUX
étaient peuplées d'oiseaux de toute espèce, qui venaient y gazouiller (garrirè) et y faire leurs nids. Pendant l'automne, tous ces arbres étaient chargés (carichi) de pommes, de poires, de prunes (susine).
Malheureusement (disgraziatamente) , quelques médians (cattivi) enfans imaginèrent (salto in testa a) de dénicher (snidare) les petits des oiseaux. Ceux-ci abandonnèrent peu à peu ce bois enchanteur; au point que pendant les belles matinées du printemps l'on n'entendit (senti) bientôt plus chanter un seul oiseau. Il en résulta que les jardins des environs (in vicinanza) devinrent tristes et silencieux. Les chenilles (bruchï) , que les oiseaux détruisaient auparavant, se multiplièrent alors avec rapidité, et dévorèrent les fleurs et les feuilles des arbres, qui restèrent (rimasero) nus et dépouillés comme pendant l'hiver le plus rigoureux.
Les méchans enfans qui avaient eu jusqu'alors (fm allora) des fruits délicieux et en abondance, n'en virent plus pousser (nascere) sur aucun des arbres d'alentour (dintorni) : ils comprirent qu'ils s'étaient pu- . nis eux-mêmes en troublant l'asile et le repos de ces pauvres oiseaux.