SCÈNE VIII
Les mêmes, M. DELAUNAY.
M. Delaunay (à part). Je n'y tiens (reggo) plus, je le crois digne de ma tendresse.
Frédéric. Mon père, oubliez un fils qui ne mérita jamais vos bontés. Mon frère vous reste, il fera votre bonheur; mais avant que je subisse mon triste sort, ne me refusez pas votre bénédiction.
Adrien (fondant (struggendosi) en larmes). Papa, ne soyez plus fâché [adirato).
M. Delaunay. Mon fils, si vous avez un repentir sincère, je puis vous aimer encore.
Frédéric. Oh! oui, je me repens du fond du cœur, mais trop tard.
M. Delaunay. Monsieur le brigadier, je ne crois pas que le domestique blessé soit en danger (pericolo) de perdre la vie.
Picard (grossissant toujours sa voix). C'est différent (un'altra cosa); je ne dois arrêter monsieur qu'en cas qu'il y ait mort d'homme.
M. Delaunay. Faites, je vous prie, conduire ici le blessé (ferito).
Picard. Il va se rendre (ora si récitera) près de vous dans l'instant. (Il sort.)
St ÙYK IX.