Thurot, Recherches, etc.^ p
LE PRINCIt»E D*ARCHIMÈDE. 107
qui est au-dessus de luy ». C'est que « tout pressement qui blesse le corps pousse quelque partie du corps hors de son lieu naturel ». Or, dans le cas particulier, « s'il y avait quelque chose qui soit poussée hors de son lieu, il faudrait que cela rentrast en un autre lieu. Mais ce lieu n'est pas dehors à cause que Teau presse de tout costé également (quant à la partie de dessous elle est un peu plus pressée que celle de dessus,... ce qui n'est d'aucune estime...). Ce lieu n'est pas aussi dedans le corps, car il n'y a rien de vuide non plus que dehors ; d'où il s'ensuit que les parties s'entrepoussent également, pour ce que l'eau a une mesme raison à* l'entour du corps. »
Le principe si clairement établi par Stevin resta pourtant ignoré ou méconnu jusqu'à Pascal.
Ni Galilée, ni Descartes, ni Boyle ne Font compris, M. Thurot le montre amplement.
On a une idée, continue-t-il (p. 71), de la confusion qui régnait en hydrostatique vers le milieu du xvii* siècle, quand on lit dans la compilation publiée par le P. Mersenne, en 1644, sous le titre de Cogitata physlco-mathe" matica *, la partie où il juxtapose, sans critique, sans discussion et sans examen, l'analyse du discours de Galilée sur les corps flottants et les énoncés de l'hydrostatique de Stevin '. Il croit que l'eau ne pesant pas dans l'eau, un homme qui est sous l'eau ne sent pas le poids de l'eau qui est au-dessus de lui, parce que cette eau ne pèse pas et par conséquent ne descend pas.
Pascal eut le mérite de faire luire le jour dans ces ténèbres et de mettre en lumière les vrais principes de l'hydrostatique. Il y fut conduit par la fameuse expérience de Torricelli.
L'expérience faite par Torricelli en 1643 eut un immense