Saint Luc, ch. xii, v. 4S
* Léonor Fresnel, frère et successeur d'Aug. Fresnel à la direction des Phares.
320 l'optique.
chimie de Thomson. Cet article, ou plutôt ce traité de la lumière, contient un résumé de ses travaux. Il est emprunté à rédition déjà citée des Couvres complètes d'Augustin Fresnel, publiées par les soins du Ministre de Vinstruction publique, Paris, Imprimerie Nationale, 3 vol. in-4.
Diffraction de la lumière.
On appelle diffraction de la lumière les modifications qu'elle éprouve en passant auprès des extrémités des corps.
Lorsqu'on fait entrer les rayons solaires dans une chambre obscure par une ouverture d'un très petit dia* mètre, on remarque que les ombres des corps, au lieu d'être terminées nettement et d'une manière tranchée, comme cela devrait arriver si la lumière marchait toujours en ligne droite, sont fondues sur leurs contours et bordées de trois franges colorées bien distinctes, dont les largeurs sont inégales et vont en diminuant de la première à la troisième; quand le corps interposé est assez étroit, on voit même des franges dans son ombre, qui parait alors divisée par des bandes obscures et des bandes plus claires, placées à des distances égales les unes des autres. Nous appellerons cette seconde espèce de franges franges intérieures^ et les autres franges extérieures,
Grimaldi est le premier physicien qui les ait observées et étudiées avec soin *. Newton, qui s'est occupé aussi de la diffraction, et a même consacré à ce sujet le dernier livre de son Optique^ ne paraît pas avoir remarqué les franges intérieures, quoique ses recherches fussent postérieures à celles de Grimaldi; car il a dit dans la 28® question du livre III de son Optique^ en objectant au système des ondulations que les ondes lumineuses devraient