LA SÉVÉRITÉ DE LA PÉNITENCE
RESUME
Sujet. Le Seigneur fit entendre sa parole à Jean, fils de Zacharie, dans le désert; et il alla dans tout le pays qui est le long du Jourdain, prêchant le baptême de pénitence pour la rémission des péchés.
La pénitence est un baptême, parce que c'est elle qui nous lave de nos péchés, et qui nous purifie. Or le caractère de ce baptême ou de cette pénitence est l'esprit de sévérité, comme nous Talions voir dans ce discours.
Division. Sans examiner quelle doit être la sévérité de la pénitence, considérée de la part des prêtres qui en sont les ministres, et sans entrer dans ces fameuses contestations qui se sont élevées sur cette matière, ne regardons ici la pénitence que par rapport au pécheur qui la doit pratiquer, et qui se la doit imposer à luimême. Or le grand principe qui doit animer et régler cette pénitence, c'est la sévérité. Sévérité nécessaire, sévérité douce. La pénitence, prise par rapport à nous, doit être sévère; 1" partie. Mais afin de ne pas rebuter nos cœurs, ajoutons que plus elle est sévère, plus dans sa sévérité même elle devient douce; 2^ partie.
Première partie. Sévérité de la pénitence, sévérité nécessaire. Qu'est-ce que la pénitence ? C'est, dit saint Augustin, un jugement que l'homme exerce contre lui-même, mais qu'il exerce en qualité seulement de délégué, et comme tenant la place de Dieu ; qu'il exerce en vertu de la commission que Dieu lui [a donnée de