‹ Lectures spirituelles pour le temps de l'avent disposéesChapitre 39 sur 55 · j.i;(.ti:ri:s ni oudilnnks · texte numérisé non relu

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exempt : il s"eii plaignait humblement à Dieu, et il demandait avec instance den être délivré. Saint Je rôme, jusque dans le fond de son désert, en éprouvait les importunes atteintes, et en gémissait. Que serait-ce s'ils eussent llatté leurs sens, et qu'ils eussent vécu dans les délices?

2'^ Par rapport à l'autre vie. Car c'est une loi indispensable que le péché soit expié, et que la justice de Dieu soit satisfaite, ou maintenant, ou après la mort. Maintenant nous sommes, pour parler de la sorte, dans nos mains; mais après la mort nous serons dans les mains de Dieu. Or l'Apôtre nous avertit que c'est une chose terrible que de tomber dans les mains du Dieu virant (i); pourquoi? parce que ce n'est plus proprement alors sa miséricorde qui agit, mais sa plus pure et plus étroite justice. Car c'est là selon le langage de l'Évangile, que Dieu redemande tout, et qu'il fait tout payer jusques à un denier. Il vaut donc bien mieux nous acquitter dès ce monde à peu de frais : je dis à peu de frais ; et qu'est-ce en elîet que toute la pénitence de cette vie, en comparaison de ce feu où les âmes sont puritiées des taches qu'elles emportent avec elles, et qu'elles n'ont pas pris soin d'effacer? Que ne pouvonsnous là-dessus les interroger ! que ne pouvons-nous être témoins de leurs regrets, quand elles pensent à la perte qu'elles ont faite, en ne ménageant pas des temps de grâce qui leur devaient être précieux, et où il ne tenait qu'à elles de prévenir toutes les peines qu'elles endurent ! Oh î si elles étaient en état de les rappeler, ces heureux moments ! s'il leur était permis de revenir sur la terre, et de réparer l'extrême dommage que leur a causé une trop grande indulgence pour elles-mêmes et pour leurs sens ! que leur proposerait on de si aus-

I llobr.. X, 31.

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(ôre qui les étonnât, et quel prétexte la délicatesse de la chair pourrait-elle leur opposer qui les arrêtât? Déplorable aveuglement des mondains! leur sensibilité est infinie, le moindre eiîort les incommode, la moindre douleur leur paraît insoutenable, etils ne craignent point de s'exposer à des flammes dont l'atteinte la plus légère est au-dessus de tout ce que nous pouvons imaginer de plus douloureux. Apprenons à mieux connaître nos véritables intérêts : moins nous nous épargnerons, plus nous gagnerons.

SIXIÈME LECTURE

SAMEDI

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