TROISIÈME LECTURE
L'édition dont je me suis servi est la suivante : A. Th. Macrobii Opéra. J. J. Pontanus secundo recensuit : adjectis ad libros gingulos notis; qiiibus accédant J. Meursi breviores nota?. Lugdiinl. Batavorum, J. Maire, 16î8. In-8, 768 p. Index.
P. 47, 1. 25. lih bien, Frank, en sais tu assez... Voy. Francis Monnier, Alcuin et Charlemagne. 2« édit. Paris, Pion, 1863. In-8, p. 89.
QUATRIÈME LECTURE
L'édition de Richer dont je me suis servi est la petite édition de Pertz : Sci'iptores rerum germanicarum in usum scholarum. Hanovre, Hahn et Paris, Broclthaus et Avenarius. 1839.
P. 63, ligne 18. Gerbert ne connaît que Cornélius Celse... Voy. Werner (Cari). Gerbert von Aurillac, n Ausg.Wien, Braumiiller. 1881, p. 57.
P. 64. 1. 10. Son père jouissait d'une gloire incontestée... Ces détails donnés par Richer en divers endroits ont été réunis dans la préface de Pertz .
P. 65, \. 10. Un évêque de Verdun depuis longtemps valétudinaire... Voy. Bercarii presbyteri Historia brevis episcoporum Virdunensium. Dachery Spicilegium. éd. in-fol.,t. II.
— L. 13 et suiv. L'anecdote citée se trouve au liv. II, cap. 59, p. 89. Ed. citée.
P. 67, 1, 9. Un jour qu'il rêvait mélancoliquement... Liv. IV, cap. 50, p. 159.
P. 69, 1. 33. Fulbert avait cultivé l'art de guérir... Epist. X (IX d'après l'ordre de Migne. Cursus patrologiœ. CLIII, p. 206).
P. 70, 1. 4. Epist. CXVIII. Même vol.. p. 266.
P. 70, I. 20 et 21. Jean le Sourd, médecin de cette école... Ord. Vitalis. Histor. eccles. Part II, lib. III, XII. Migne. Ours, patrol. 188, p. 266. B. — Goisbcrt... Hist. eccl. P. II, lib. V, XIX, p. 433. D.
P. 71, 1. 23. Eudes déjà vieux et timoré... Lib. I, cap. 13, p. 15. P. 71, 1. 31. La maladie de l'assassin Winimar... Lib. I, cap. 18, p. 20.
P. 72, 1. 13. Herbert, comte de Vermandois... Lib. II, cap. 27, p. 76.
— 1. 21. Charles le Simple mourut de la machronosia... lib. I, cap. 56, p 45.
— 1. V6. La description des accidents qui précédèrent la mort de Lot/iaire... Lib. III, cap. 109, p. 167.
— 1. 37. Une affection gastro-intestinale enleva l'empereur Othon... Liv. III, cap, 97, p. ICO.
P. 73, 1. 9. Le roi Raoul est pris dans le pays de Sens... Lib. I, cap. 49, p. 41.
— 1. 12. Louis d'outre-mer fut éprouvé d'une manière analogue. Lib. III, cap. 99 et 103, p. 112 et 113.
— I. 24. A Reims on vit dans l'air... Lib. I, cap. 65, p. 77. Autant qu'on peut le croire par une indication du Jahresber. f.
d. Leis. d. Mudizin, cette lecture a été traduite en hollandais. V.le Recueil en question pour 1883. T. I, p. 328. 15. L. Tk...Een studenl in de Qeneeskunde van voor 900 Jahren... Geneesk. Courant ïie', XXXVII. n" 4, 5, 6, 7, 8. J'ignore quelle est la valeur de cette tradu.;tion. Après avoir lu l'indication ci-dessus, j'écrivis à M. le rédacteur en chef du Genoe.'-k, Courant, pour le prier de m'adresser les numéros ou de m'indiquer comment je pourrais me les procurer. M. le rédacteur en chef ne me répondit pas.
CINQUIÈME LECTURE
Les détails que nous donnons sur Sanchez sont extraits de son Eloge par Andry. Préci'-. historique sur la vie de M. Sanchez, 17S3, in-8, 28 pp. Nous en trouvons quelques autres rula ifs à son séjour en Russie, dans un ouvrage récent de M. le Prolessur Jacob Tchistovitch. Engagé par ace passé en français devant M° Scliabaalic, notaire à Anisicrdiim, le 5 juin 1731, aux appointements annuels de 500 roubles, il fut, après son arrivée, nommé auxiliaire du Grec Mincat, médecin municipal de Sdint-Pétersbourg- A son retour de l'expédition de C; imoe, il lut l onimé médecin du corps des cadets, avec une augmentai ion de solde d • 50 roubles par an. Le 3 mars 1740, promu médecin par quartiers de la cour Hof-inedicus) aux ap, ointements de '^000 roubles (avec logement, nourriture, voiture, ttc, le tout évalué à 500 roubles). On trouve ici un détail qui se concilie mal avec ce que nous
avons dit à la ligne 9 de la page 79 sur la disgrâce de Sanchez. . La révolution qui mit Elisabeth Petrovna sur le trône, dit Andry, fut l'époque du malheur et des infirmités de Sanchez... » Et plus loin : ■« On insultait à sa droiture et sa probiié devenait criminelle » Il parait, au contraire, que l'impératrice Elisabeth Petrovna l'avait en haute estime. • Le 5 novembre 1741, il fut nommé son second médecin particulier aux honoraires de 3,000 roubles. • Cette charge médicale était la plus impor ante de la cour. Lestoeq, premier médecin particulier titulaire était surtout un homme politique. Tchistovitch (J.) Istoria pervyk meditsinskikh chkol v Rossii. Saint-Pétersbourg. Imp Treia, 1883. Appendice p. CCXC.
Nicolas Bidloo, fils de l'anatomiste Gottfried fut engagé par l'ambassadeur de Russie Artamonovitch Matieev comme médecin particulier du tsar Pierre P"' en 1702. A son arrivée à Moscou, Bidloo fut atteint d'une maladie qui lui rendit très difficile l'accomplissement de ses devoirs, Pierre le Grand comprit vile qu'il pourrait mieux utiliser les qualités de Biilloo. Celui-ci lui présenta un projet rcLitif à la construction d un hôpital et d'une école. L hôpital, commencé en I70ij, fut, dès l'année suivante, en état de recevoir des malades. L'orf; animation de l'école fut plus difficile; Bidloo eut contre lui la routine, les préjugés. Il laissa dire, s'occupa avec grand soin de ses élèves, fit en sorte qu'aucun ne sortît avec une instruction superficielle. Pierre le Grand le soutint énergiquement et lui accorda même une gratification de 100 roubles pour chaque médecin formé par lui.
SIXIÈME LECTURE (ij
L'édition de Grégoire de Tours dont je me suis servi est celle de l'abbé Migne. Cursus pairologiœ latinae.t. LXXI. Les chiffres en égyptienne correspondent aux chiffres analogues donnés dans cette édition.
P. 107 ligne 35. Dans la crypte de Sainl-Féréol. Lib. Mirac. Lib. I De Gloria mart. cap. 7i i8lH).
P. lOS, 1, 9. Quelques-uns avaient conservé le titre... Voy. Jacquey. Etude historique et juridique sur les conditions des médecins et archiatres dans le droit romain. Paris, 1878. Thorens, p. 94.
(I) Cette lecture est intitulée par erreur dans le texte (i). 106 cinquième lecture, c est eu réalité la sixième.
— 1. 10. Marileif était un archialre palatin... Voy, Hist. Franc, lib. V, cap. XIV («16) et lib. VII, cap. XXV (3SO].
— 1. 22. Avant da mourir elle obtint de son faible époux une dernière et horrible faveur... Histor. Franc, Lib. V, cap. 36 (844-845).
P. 110, 1.8. Un autre archiatre appelé Petrus... Fredegarii Scholastici Chronicum ann. 605. Migne. Patrologia latina. LXXI 607).
— 1. 16. Les mesures de défiance bien connues... NuUus medici!s sine prsesentia patris, matris, fratris, filii aut avunculi vel cujuscumque propinqui mulierem ingenuam flebotomare praesumat... Lex Wisigoih. Tit I, I — Si quis medicus dum flebotomum exercet ingenuum debilitaverit centum solidos coactus exsolvat. Si vero moi'tuus fuerit, continue propinquis tradendus est, ut quod de eo facere voluerunt, habeant potestatem. Tit. I, VI. In Lindenbrog Codex legum antiquarum. Lib XI. 1613.
— 1. 23. Si une pe- sonne, disait la loi des Ripuaires... Lex Ripuariorum. Tit. LX VIII I. In Baluze Capilularia Regum Francorum. T. I, p 47. Paris, f78i A. Quillau. In-fol.
— 1. 29. La loi bavaroise... La citation vient de la loi des Alamans. Tit. LIX-4. Le texte de la loi des Bajvars est un peu différent : Si in eo venam perçussent, ut sine igne sanguis stagnare non possit, quod athargrati dicunt, vel in capite testa appareat. quod gebulskini vocant, et si os fi egerit et pellam non fregerit quod paleprust dicunt ; et si talis plaga ei fuerit quas tumens sit, si aliquid de istis conligerit cum sex solidis componat. La disposition de la loi lombarde reproduit presque intégralement celle des Ripuaires : Itatamen, ut os ta.e inveniatur, quod ad pedes duodecim super viam sonum in ^cuto facere possit, et ipsa mensura de cerlo pede mediocris hominis mensuretur... LexRotharis. Tit. XLVII. In Muratori Rerum ital. scriptores. T. I. 1" partie, p. 21.
P. 110,1. 7. Parmi les religieuses se trouvait une certaine Haodielde... Hist. Franc. Lib. IX, cap. XXXIX et suiv.
P. 112, 1. 1. Voyez donc! ajouta-t-elle. . . Quœ enim sanctitas in hac abbatissa versatur, quae vires eunuchos facit, et secum habitare imperiali ordine prtecipit ! Hist. Franc Lib. X, cap. X (SOS).
— 1. 37. Voilà que tu as dépensé pour moi tout ton art... De mir. S. Mart. Lib. JI, cap. 1 (1038).
P. 113, I. 19. Le plus fameux peut-être de ces empiriques fut un certain Didier... ILslor. Franc. Lib. IX, cap. 6. J'ai supposé que Didier qui se trouvait à Tours l'année de la mort de sainte Radégonde (SSV) était l'énergumène du pays de Bourges dont
Grégoire parle plus loin. (Hist. Franc, lib. X, cap. XXV). Ce'ui-ci se dirigea vers la Provence et trouva une mort tragique au Puy Une liane de Grégoire seinbletait indiquer le contmire. Après avoir dit qu'il fit chasser Didier du territoire de Tours, il ajoute : Nec cognovimus deinceps quo abisset... Cette note a probablement été écrite avant que la nouvelle de la mort du faux prophète fut arrivée à Tours.
P. 114,1.4. Un jour Grégoire prenait son repas du soir... Hist. Franc, lib. IX, cap. VI (483).
P. 115, 1. 23 et 24. Il y en avait un à Châlons-sur- Marne. . . A Chàlon-sur-Saôiie (CaUilonensis).
— 1. 26. L'historien admire l'abnégation de saint Lvpicinus... Ad hospitiolum diverteret lepro^orum. . . leculuuique spatiosum fieri praecejit, ut omm-s in uao slratu requiescerent. . . Vitœ patrum... Cap. IV (H49).
— 1. 39. Un homme d'Angers fut apporté à saint Martin... De mil-, S. Mart., lib. III, cap. 33 (1093).
P. 116, 1. 2. On consultait de préférence saint Sigismond. . . Miraculor., lib. I, De Gloria mariyruai, cap. Ta (SOS).
— 1. 3. Les premiers récits qui frappèienl les oreilles de Grégoire.. Hist. Franc, lib. IV, cap. VI.
— 1. 22. E7i 563 et pendant les années suivantes .. Hist. Franc, lib. IV, cap. XXXI (i'S'i). Comparer la p ste d'Auvergne à la p' ste ae Coiistani.nop.e. Voy. Corlieu La ptste dans les historiens byzantins la : Les Médecins grecs depuis la mort (le Galien jusqu'à la chute de l'empire d'Oi' ent. Paris, J.-B Baill.ère, ls.S5, p. 122. Pour l'Italie : Voir P. Diaconi War. nelridi. De gestis Laniiobardorum, lib. Il, cap. 4.
P. 117, 1. 33. Les premières descriptions de la variole... Voy. Levillain, (E. L.; Histoii'u des fiè\ res érupiives avant le xvii' siècl.:. Thèse de Paris. P. .ris, J.-B. B lillière, 1884, 76 pp.
P. 118, 1. 21. La maladie dysentérique, etc.. Hist. Franc, lib. V, cap. 3j (243).
P. Ii9, 1. 1. Les ge?is disaient que les malades... Grégoire de Toui's. Trad. française. Dans la collection des historiens de France puuliée sous le patronage de M. Guizot.
— 1. 7. Aug. Thierry n'a aucun doute... Voy. Temps mérovingiens. 70 récit.
— 1. il. Anglada... essaie de justifier son opinion... Etude sur les maladies éteintes. Paris. J. B. Baillière, 1869. pp. 252 et suiv.
— 1. 27. ... l'appelle maladie dysentérique avec pustules cachées...Cam autem morbus ille dyscntericus cum occullis pustulis aitereret civitates... De mir. S. Mari., lib. II, cap. 51(1090).
P. 119, 1. 37. Decursa same multi liber antur.. . Lisez : libéra^ bantur.
P. 120,1. 5. Son cadavre devint si noir... Hist. Eranc, lib. V, cap. 37 (247).
— 1. 29 En 572, âgé de 28 ans... De mir. S. Mart , lib. II, cap. 1 (1038).
— 1. 36. Ailleurs il parle également d'un clerc... De mir. S. Mart., lib. II, cap. 11 et 12 (1045).
P. 121. 1. 10. Enb82, au moment où la peste sévissait à Narbonne... Ilistoria Franc, lib. VI, cap. XIV iSî91).
— 1. 22. Uhisiorien croit que tout était produit par une augmentation de la mélancolie... De inirac. S. Mart. lib. III, c. 58 (1073 j.
— 1. 27. La femme du comte Ebroïn... De Mirac. S. Mart., jib. III, cap. 34 (I098). Consulter Levillain. Loc. cit.
P. 122, 1. 6 et 7. On trouve dans les chroniqueurs des récits qu'on peut rattacher à la variole. . . Nefandapustula nequiter est percussa. Quo labo incresscente jacebat ti'niida toto corpore. Vita S. Eligii. Dachery Spicilegiuin, « é'I. t- I, p. STi.
— 1. 32. ...Mélange indigeste de miel et de suc d'absinthe... Accepto poculo bibit absinihium cum vino et melle niixtum, mos barb^rorum habet. . . Historia Franc, lib. VIII, cap. 31 (404).
— 1. 37. Un ecclésiastique breton appelé Vennochus... H;st. Franc, lib. VIII, cap. 34 (417 et 4I8j.
P. 123, I. 11. Un jour on conduisit à Tours un certain Landulf du pays de Vienne... De Mirac. S. Mart., lib. II, cap. XVIII (1149).
P. 124, 1. 10. Au nombre des miracles rapportés par Audoenus il y en a un d'une espèce particulière, . . Vita. S. Eligii. Dachury Spicilegium. 2« édit. t. I, p. 80.
— 1. 32. Justin, le mari de ma sœur... De Miraculis S. Mart., lib. II, cap. 2 (1X39 .
P. 125, 1. 34. Le premier soin des parents .. . Quem interimere non iiudens, ut mos matrum est. De Mirac. S. Mart., lib. II cap. 25 (1153).
— 1 42. L'éuêque a pour expliquer des cas semblables... Sed quia ciixi parentibus ejus ob peccatiim eveniss. per violationem noctis Dominicae. Do Mirac. S. Mart., lib. II, cap. 24 (H54j.
P. 126, 1. 14. Un prôire appelé Telricus tomba sans co7i7iaissance... Tetricus, et non Cttrius, fut canonisé. Oa célébrait sa féie le 25 mars. Grégoire l'appelle souvent le bienheureux Tetricus, prêtre de l'église de Langres. lliatoria Franc, lib. V, cap 5 (2Q6J.
— 1, 17. Un habitant de Reims avait pris un champ.., Liber de gloria confessorum, cap. LXXIX 961).
— 1. 22. Leomère d'Angers... De Mir. S. Mart., lib. I, c. 22
(ma).
— 1. 23. La femme de Serenalus fut longtemps paralysée par les sorciers... De Mir. S. Mart., Jib. IV, cap. XXXVI .1135).
— 1. 34. Une esclave avait acheté sa liberté... De Min S. Mart., lib. III, cap. LIX 1076).
— 1. 38. Un accident analogue frappa Imola, la femme du tribun Arminius... Il faut lire : Mummola et Animus.
P. 127, 1. 7. Une autre fois c'était la migraine, on le saigna aux deux tempes... Grégoire de Tours songea un moment à celte médication, mais n'alla pas jusque là... Subiit mihi cogitatio, ... quod haec quee pertuleram a sanguine evenissent, et si vena protiiio fuisset incisa, confestim isla cessassent. De Mir. S. Mart., lib. III, cap. 60 (1071).
— 1. 13. Le traitement .. était du ressort de saint Domitien... Domitius equiclem alius martyr... sciaticis tamen veloci virtute medftur... Miraculorum. Lib. prim. De gloria martyrum, cap. C (83S).
— 1. IL. Un nommé Sisulf d'Angers vint à Tours... Sisulf était Manceau. De Miracul. S. Mart., lib. II, cap. 40 (1064).
— i. 29. Chainemunde avait le corps plein d'ulcères... De Mirac. S. Mart., lib. 1, cap. 8 (lOIO).
— 1. 33. La seconde femme du roi des Wisigoths, Athanagild, en fut atteinte... Grégoire parle ici de Goisvinthe, mère de Brunehilde et de Galeswinthe. Elle fut non la seconde, mais la seule femme d'Athanagild, après la mort duquel elle épousa Leuvigild déjà veuf lui-uiéme. Le chroniqueur qui a raconté d'une façon si touchante ses adieux à sa filk Galeswinthe, est ici beaucoupmoins bienveillant, parce que Goiswinthe, arienne fervente, avait été l'instigatrice d'une persécution contre les catholiques d'Espagne.
— L. 35. On abaissait la cataracte en exerçant une pression sur i'œî7... Cum distento transfixoque spiculis oculo... De Mir. S. Mart., lib. II, cap. XIX (I05I).
P. 128, 1. 8. Un pèlerin ariHve. , . pour une maladie inflammahire de la langue... De Mirac. S. Mart., lib. IV, cap. II (I-OT).
P. 129, 1. 3. Les accidents présentés par un enfant qui rendit deux lombrics... De Mir. S. Mart., lib. III, cap. 58 (IHO).
— 1. 15 et 10. L'aigremoine était considérée comme un spécifique dans les affections du ventre. . . Mundat ventrem ut agridium. puimonem ut hyssopus... De Mir. S. Mart., lib. III, cap. LX 1^9112). Le mot agridium a été employé dans des sens mal définis. On lit dans Ducange : Agridium, Liber Miraculi S.
Fidis, cap. 21. B. Virgo ita cum fando prosequitur : Scia» me, in quam hactenus minime fuisse interpellatam, pro hujus modi re... cum ex diversis morbis valida contulerim agridia. . Quo loco vox agridia, nisi mendum subsit, auxilia aut segrorum sanationes significat. — Glossarium. Ed. Favre. Niort, 1683, t. I. p 148, col. 2. Galien attribue à l'aigremoine la faculté de dessécher et de guérir les obstructions du foie; grâce à ties propriétés astringentes, elle augmenterait la force de ce viscère... ... SOev xal Tàç ^oB'^^uap è|xcppà^£ii; ÈxxaOatpet. (lEtexei 5à xal <rru^)ew; Ppax^aç, 5i' i^v xal tôvov èvxi9iri(7i t^> (STtXâ^yytii. (Oper. Ed. Kvihn. XI, 879); plus tard, l'aigremoine fut considérée comme le médicament par excellence de toutes les maladies du ventre.
Reste à savoir s'il est possible d'admettre que la forme primitive ait pu donner agridium. 11 ne serait pas difficile de trouver des exemples de modifications phonétiques aussi pro noncées. Agrimonia est formé par métatèse. Le terme primitif était âpYSjxov usité du temps d'Hippocrate, désignait de petites ulcérations de la limite cornéo-scléroticale. On aura probablement attfibuéà la plante le nom de l'ulcération contre laquelle on utilsait le plus souvent ses propriétés astringentes. Celse le donne déjà dans ce sens : Adversus quos satis proficet herba vettonica... vel argemonia vel trixago. Medicina, lib. V, cap. 10. Ed. Maclagan et Siewart. Edinburg, 1831, p. 254. Plus tard le mot devint agrium : Aliud
iperis. . ., cymini alexandrini agrii sicci. . . (Cassius Félix, ad ictericos... De medicina. Ed. Valentin Rose. Leipzig, Teubner. 1879, p. 129). Il est donc vraisemblable que le mot grec (SpY£|Aov ait subi deux altérations et donné a^rmoma et agridium.
— 1. 20. Saint Ouen parle d^un religieux... Vita S. Eligii. n Dachery Spicilegium. 2» éd. Paris, 1723. T. I.
— 1. 22. Maurilius, évêque de Chartres se traitait par le même moyen... C'est de Cahors qu'il faut lire (Cddurcensis et non Carnotensis). Hist. Franc, lib. V. XLIII (253),
— 1. 29. Paul le diacre de Mérida... Le récit se trouve dans Plorez. Espana Sagrada. Ma lrid, 1651, 170. De Vita et Miraculis patrum Eineritensium. 11 a été reproduit par Heusinger dans une courte étude sur Paul de Merida, Janus 1, p. 764.
SEPTIÈME LECTURE (1) L'ouvrage de Jordanus a pour titre : Hieronymi Jordani Bruns-
Ci) Il faut faire la môme rectification que pour la lecture précédente : el le est intitulée dans le texte (p. 131) sixième lecture, c'est la septième.
vicensis medicinœ D. et physici Gôttigensis. De eo quod Divi. num aut supernaturale est in morb s humani corporis, ejusque curatione. Francofurti ad Mœnum. Impensis Joan. Godofred Schônwetteri. 1651. ln-4, 269 p. T^ible des matières et table alphabétique. L'ouvrage est précédé de plusieurs opuscules : 1» Rari adtnirandi et plus quam ferini, veneficio illati adfectus. 2° Programma in festa Sancti Michaeli archangeli. 3° Un cantique aux Saints Anges en allemand. 4" De paralysi. Dissertation inaugurale de l'auteur. Le premier travail est d'un certain Lâger (Jàger d'après Haller) de Brunswjck; le second est de Hermann Conring.
Nous n'avons pu trou^rer de détails sur Jordanus. La dissertation ne porte pas d'indication de lieu ni de date; elle est, selon toute probabilité, d'Helmstadt, de 1636 à 1640. La lettre de Conring se termine ainsi : « ... Montre ce que c'est que d'avoir été formé à l'école d'Helmstadt. » Or, Conring devint professeur de médecine dans cette université en 1636. Haller confond l'auteur avec le théologien Hyacinthus Jordanus, auteur de la Theoria medicinœ S. Thomas, in-4. Naples, 1643. En indiquant le quod divinum in morbis, il mentionne une édition in-4 de Francfort, 1657. Jordanus partageait toutes les opinions de son maître, un des adversaires les plus ardents de Paracelse; il avait d'autres raisons personnelles de croire aux maladies surnaturelles : il se trouva de bonne heure en rapport avec Làger. En 1640 celui-ci éprouva un premier accès de névralgie faciale après avoir pris un bouillon préparé par une vieille gardemalade, Làger s'éiant traité longtemps en vain finit par se croire victime d'un maléfice. La garde-malade fut arrêtée en 1643 à Langenhagen, soumise deux fois à la torture et brûlée
P. 138, ligne 34. Lievin Lemnius... Né en 1505, morten 1568, médecin Zirikzee. Lapiemière édition de son traité : De occultis naturae miraculis, parut à Anvers en 1559.
P. 139, 1. 23. Ce médecin, disait- on, inslruit sur tant de hoses... Le philosophe Pomponazzi avait été reçu docteur en médecine à l'Université de Padoue.
P. 140, 1. 11 et suiv. Gentile de Foligno.. . Né en 1230, mort de la peste noire à Perugia en I3i8, étudia la médecmeà Bologne sous Taddeo d Algarolto, fut professeur à Perugia, puis à Padoue. Le plus connu de ses ouvrages porte pour titre : Consilia. — Forlivi... Jacopo délia Torre, dit Jacopo da Forli ou Forlivi, mort à Padoue on 1414, maître de Michèle Savonaro a. A écrit des Commentaires sur Ilippocrato, Gaiien et Avieenne. — Thomas de Garbo... Ami de Pétrarque, auteur d'une Summa medicinalis que sa mort, arrivée en 1370, l'empêcha de terminer.
P. i'il, 1. 15. Thomas Fyens... Plus connu sous son nom latinisé (Fienus), professeur à l'Université deLouvain (1509), ami de Van Heliiiont et plus tard d'IIermann Conring. La phrase de Jordanus semble indiquer une réfutaiion directe par Fyens de l'arrêt de laconr de Grenoble, à propos duquel la question de la puissance de l'imagination avait été reprise en Hollande. Sa réfutaiion est indirecte et antérieure. On la trouve dans : De Formatione fœtus. Anvers, J. de Tongres, in-8, 1620, et De viribus imaginationis. Tractatus. Louvain, G. Rivien, in-8, 1608
P. 142,1. 17. Un certain Akiba la découvrit... Le rabbin Akiba fut condamné à mort par Adrien pour avoir embrassé le parti du fau.\ Messie Barcochébas.
P. 142,1. 26. Lis Egyptiens chassaient les mauvais esprits... Voy. Maspero. Histoire ancienne des peuples de l'Orient. Paris Hachette, 1876, p. 85. 2« édit.
P. 144, 1. 14. Barthélémy Georgiewicz. . . Ecrivain hongrois, mort à Rome en 1030. Enlevé par les Turcs et vendu comme esclave ; s'échappa deux fois de captivité; la première fois il fut repris et sévèrement châtié. La légende rapportée par Jordan, est extraite d'un de ses livres intitulé : De Afflictione captivorum sub Turco tribute viventium. Worms, 1545, in-8.
P. 147, 1. 0. Binsfeld... Théologien, chanoine et grand vican-c de Trêves, mort en i040.
— 1. \ï Jean de Wier... Consulter : Axenfeld. Jean de Wier et la sorcellerie, conférences historiques de la Faculté de médecine. Paris, Germer-Baillière, 1866. •
P. 148, 1. 25. Cornélis £oos. .. Théologien hollandais, chanome de Gouda, attaqua les croyances superstitieuses de son temps dans un livre sur la vraie et la fausse magie ; fut poursuivi trois fois; la troisième poursuite fut interrompue par sa mort, en 1500.
P. 149, 1. 13. Le P. Francesco Benci... Jésuite italien, mort a Rome en 1ô94. L'anecdote est extraite de ses Lettres pour l'année 1580.
P. 15'c, 1. 29. Guainier... En latin Guainerius, médecin de Pavie, mort en 1440. Son véritable nom était probablement Gua^nicri. — ^wa)-/e (/uan)... Médecin espagnol du xvii<= siècle, a publié : Examen de los ingenios para las ciencias. Baeza, 1E.75.
— 1.38. Gaspar[Wol(f)... 1532-1601. De Zurich; élève et ami deGnssner; devint après «a mort professeur de physiqneetde langue grecque dans sa ville ^natale. A publié une grande collection gynécologique sous ee titre : Ilarmonia Gyncciorum. Baie, l.i6G.
P. 153, I. 11. Arnold de Marburg... lu philosophe de Mar
bourg, auquel tait allusion Jordanus, est le médecin Adolph (et non Arnold) Wilhelm Scribonius, partisan de Ramus, qui vivait au xvi= siècle. Il a publié un opuscule in-8 intitulé : Resp. ad examen veritatis de purgat. sagarum per aquarn frigidam. Francfurt, 1590.
— 1. '>2.' Weinrich [Martin)... Pasteur de l'hôpital de Leipzig, plus tard professeur de physique et d'éloquence à Breslau; a publié une édition de la médecine universelle de Montanus; mort en 1609;
P. 161, 1. 33. Sa Wiasar //a/tM... La lett.e ana'ysée plus loin se trouve dans D. Sennert. Opéra, t. III, p. 693. Lyon, J.-A. Huguetan, 1650.
P. 168,1. 34. EchtJ. de Cologne... Médecin et botaniste; publia un travail intitulé : De Scorbulo vel scorbutica passione epitome. Vehnberg, Ki'il. Réimpr. 1645 . Mort en.. 1624. Haller Bibl. med. pract. 2, 59.
P. 172,1. 3. Guillaume Pastel de Bar enlin... )i 505-1581). Philologue, professeur au Collège de France (1539] . L'un des des hommes les plus instruits du xvi* siècle. Ses théories mystiques, qui lui attirèrent à plusieurs reprises les anathèmes ecclésiastiques, ont fait mettre en doute l'intégrité de sa raison.
P. 175, 1. 6. Joannes Lang et autres... Jordanus renvoie pour cette citation au chap. II de Hermann Couring. De llermetica JEgyptiorum veteri et novàParacelsitorum medicina. ln-4, Helmstadt, 1668. 2« édit. 16 69, même ville.