LES VIERGES ROIDES
Hêve et rêve ! et la neige odorée, et qui soûle
Très doux, des marronniers, tout or et rouge roule,
Roule sur TouT-Paris, molli de renouveaux !...
— Adagio lilas au haut des Tuileries
Très suave et divin, à leurs Yeux las s'épand,
Mont rameux, la langueur des ramures marries ;
Mais la dernière va des larges Théories
Plus roide que l'Aiguille aux lignes non péries,
Que le rais de Soleil du Nil magique et grand 1
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une loge — Taprès midi
Vide, nul, maïs, sans paix, peiné du morne émoi Tuant ! du Ver qu'il a, qui le ronge et l'éplore, Vieil il s^en va, pied las et doux, à « son emploi » Très morne : el, hors de Vie où va-x-il insonore, Monsieur Hilaire songe au Ver qui le dévore. —
. . . Haut le soleil, et lourd : et, par l'après-midi
Torpide et plein de paix, de la dormeuse loge
Au suprême palier^ long soupir assourdi,
Vont, réponses d'or mat du réveil à Phorloge,
Des voix d'Heures, sans presse, et que l'ennui proroge,
LIÊGENDE d'aMES ET DE SANGS
Hors de tout î et d'Iris, et de Magnolia
Où se marie, épars, un rien de Thé, de rêve,
Du premier au sixième énorme alléluia,
A pleins paliers venue une ample odeur se lève,
Une odeur de migraine, et de serre et de sève,
Une ample odeur d'amour! et vers la loge vont Tout le long de la rampe, amples, molles et veules, Des langueurs de peignoirs et de sang, tout le long Dans un épars envoi lourd et musqué de gueules, Les dames de là-HAUT, les pâles V) dames seules «,
Traîneuses d'ailes I — et, de vie en l'adagio Là-HAUT sonne aigu le très las des pas, les doux âges De deux lèvres d'Avril I et, soudain allegro Tintant, un rire d'ox : et, veules de lavage Très doux, lors les voiT-on ! et, des Anis heur sage.
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UNE LOGE DANS l'aPRÈS-MIDI ']'J
D'Amers et rhums heur mâle, — un soleil de liqueurs Par la loge s'égaie : et, doux Yeux d'Allemande Amoureux d'edel-wéiss et d'eaux, miroirs rêveurs, Madame Hilaire songe, au Val de lune grande.
Où VONT les doux héros sonnés par la légende
...Très veule par la loge, et de ses lèvres, sang Des roses, vous aimant, ô liqueurs soleilleuses I Des dames seules erre onduleux, — et va-T-en, Tout revers I — Theur divin : et, des lèvres heureuses Montant, ainsi qu'aux prés les ailes hors des Yeuses,
Un gazouillis s'emplumc, et d'or, amoroso Vont les perles du rire ! et l'odeur rêve, englue Tout, des anis et rhums : et plane, molle et haut, Une ivresse qui pousse, aux soupers d'heure indue, Les gueuses à laisser rire à l'air leur peau nue !...
LÉGENDE d'aMES ET DE SANGS
....Ailes I le vol du mot a le vol rauque et soûl D*éphémère éperdu dans le lourd d'une serre, Tandis qu'un âpre rire, un long rire pour tout Aux aisselles les prend : et, dans Tamant qui serre, — Le grand Rire — et qui peine à vous avoir à Terre,
On s'exaspère ; et lors, 6 rieuses en pleurs I Avez-vous Tair sournois de quelqu'une qu'on viole, Tout pleurs mais qui savoure : et le rire plein d'heurs, Triomphe ainsi qu'aux près, qui va haut et grisolle, L'aloue au soleil d'or hors du noir malévole !
Onde et vagues I on voit, et sous de vieux pipeaux D'égipans gais, passer, ainsi qu'en la mer pleine, Un doux mode réel de doux seins et de dos, Marée I et, douleur vraie, en leurs reins et dans l'aine Vrille aigu le Tordeur, le Rire hors d'haleine I