CASS ANDRE
Dieux I Grands dieux ! Terre et ciel ! Apollon ! Apollon !
APOLLON LOXIAS, dans l'ombre.
Je suis là. Tu vivras, afin que ton œil voie
Le flamboiement d'Argos plein des cendres de Troie.
Apollon Loxias, Apollon n'intervient pas dans la pièce d'Eschyle. Mais il a plu à V. Hugo de demander son dénouement à l'intervention d'un dieu ; les deux vers ont été composés en 1876, lors du remaniement de la pièce. Loxias est le nom que le chœur et Cassandre donnent à Apollon. 11 apparaît ici dans l'ombre; Gassandre l'évoquait regardant à travers dos voiles : 'Ex x.aÀutj.aa-ctijv osSop/.oj;. Le dictionnaire grec d'Hédcric, Londres, 1826, que V. Hugo possédait à Guernesey, lui donnait du surnom de Aoç;â; cette explication : « Apullinis, quia obliqua dabat responsa. »
NOTICE
Le manuscrit des Trois Cents, un brouillon et deux plans ou titres conservés, l'un dans le manuscrit !\o de la Bibliotlièquo nationale, et l'autre dans le manuscrit Sg, nous renseignent sur la marche qu'a suivie la pensée de V. Hugo en composant ce poème après la lecture du septième livre d'Hérodote.
Ce livre de Polyinnie offrait à V. Hugo des discours de Xcrccs et de Démarate, le dénombrement de l'armée de Xercès, le récit de la bataille des Thermopyles, présage de la défaite finale du roi Perse.
H semble que ce soit d'abord à la bataille des Thermopyles que se soit arrêtée l'imagination de V. Hugo ; un premier brouillon nous le montre fixant sa vision sur la tranquillité des Grecs qui font leur toilette avant la bataille, et sur la traîtrise d'Epialtès :
l'espion
l'envoyé de Xcrci's vint près des Thermopyles
El rit de voir les Grecs qui peignaient leurs cheveux ' .