‹ Légende des sièclesChapitre 125 sur 277 · Puis les gours, /i7s de l'ombre où · texte numérisé non relu

Puis les gours, /i7s de l'ombre où

94. Phta, c'est le nom do la divinité memphite que les Grecs avaient identifiée avec Héphaislos.

95. « Le passage pour entrer dans la Grèce par Trachine... est beaucoup plus étroit devant et derrière les Thermopyles. En effet, proche de la ville d'Alpène qui est au delà, il y a si peu de largeur qu'il n'y peut passer qu'une charrette, et en deçà le long du fleuve Phénix, ...il est si étroit qu'à peine une charrelle y peut passer. » Hérodote, VII, 176.

98. Les Cours: le voisinage du Gange dans le vers suivant a, sans doute, amené dans l'esprit de V. Hugo le nom de la ville de l'ancienne ville du Gange, submergée par les inondations du fleuve et dont il avait jadis évoqué les ruines dans Les Voix intérieures. Cf. dans la Légende des Siècles, de 1859, tome P'', la note du vers 5o de la pièce : Les Lions.

99-100. Les Satrapes du Gange: on lit dans le ch. q\ du livre III d'Hérodote, oiî V. Hugo a vraisemblaljlemcnt recueilli la forme Tibarènes : « Comme les Indiens surpassent par le nombre et la quantité dos peuples toutes les Nations de la terre, ils formoient seuls la vingtième Satrapie. » Les brodequins appartiennent aux Thraces : « Les Thraces avoicnt. .. des brodequins faits de nerfs, qui ne montoient pas plus haut que la moitié de la jambe. » Hérodote,

ioi-io3. « Les Arabes et les Ethiopiens... estoient conduits par Arsame, fils de Darius et d'Artystone, fille de Cyrus, que Darius avoit avmée sur toutes ses autres femmes et dont il avait faire une statue d'or massif. » Hérodote, ^ II, 79. A la statue d'or massif, V. Hugo substitue curieusement un objet d'art qui lui était familier, que j'ai vu à Guernescy, et que Larroumet y avait vu comme moi : « Une pagode en jade vert olive d'vme dimension exceptionnelle sur

Fils d'Arlha, que le roi Cambyse avait aimée

Au point de lui bâtir un temple en jade vert.

Puis venait un essaim de coureurs du désert,

Les Sagastes, ayant pour toute arme une corde. io5

La légion marchait à côté de la horde,

L'homme nu coudoyait l'homme cuirassé d'or.

Une captive en deuil, la sibylle d'Endor,

S'indignait, murmurant de lugubres syllabes ;

io8. Une femme au sein nu, la Sibylle d'Endor,

a) Captive, murinurai( de farouches syllabes, 6) Cheminait murmurant de funestes syllabes.

monte un petit meuble. » Larroumet, La Maison de V. Hugo, Paris, Champion, i8g5, p. 56. En 1904, la pagode en jade vert était encore dans le salon d'Hauteville-Hoiise. C'était, m'a-t-on conte, un cadeau fait par V. Hugo à Juliette Drouet et qui lui serait revenu, après la mort de celte dernière, avec quelques autres objets d'Hauteville. Fécrie.

io5. « Il y eut aussi des nomades appelez Sagartiens, qui sont Perses de nation et de langage... ils ne se servent point d'arme soudée de cuivre ou de fer, excepté du cimeterre, et quand ils vont dans le combat, ils portent avec eux des rets, dont ils attirent à eux ou les hommes ou les chevaux qu'ils ont attrapez et les font mourir dans ces rets. » Ilérodole, VII, 85. C'est l'idée de Nomades qui s'est développée dans les termes, un essaim de coureurs du désert; et, par contre, les détails qui suivent se sont concentrés dans l'expression : ayant pour toute arme une corde.

107. L'homme nu, cf. v. S^-Sg et notice ; Vhomme cuirassé d'or : « Les Massagètes... font d'or tout ce qui sert d'ornement à leurs habillements de teste, à leurs baudriers et à leur armure. » Hérodote, I, 85.

108. La sibylle d'Endor. Dans le bas-relief assyrien du Louvre qui représcnlo un défilé de fugitifs ou de prisonniers (n** g3), figurent sur un chariot des femmes avec de longs voiles qui évoquent l'idée de vêtements de deuil : comme ces femmes la Sibylle d'Endor est vêtue de voiles de deuil, comme elles elle est étrangère et captive. La vision du bas-relief cl l'attrait de la rime expliquent la présence ici de la Sibylle d'Endor, (pi'on rencontre dans La \ ision d'oii est sorti ce livre (y. 70-71) et même dans Le Baron Madruce, où on l'attend moins (v. 55i).

LES TROIS GEiNTS. 1^5

Les chevaux ayant peur des chameaux, les Arabes no

Se tenaient à dislance et venaient les derniers ;

Après eux cheminaient, encombrés des paniers

Où brillait le butin rapporté des ravages.

Cent chars d'osier traînés par des ânes sauvages.

L'attroupement formé de celte façon-là ii5

Par tous ceux que la Perse en ses rangs appela, Epais comme une neige au soufTle de la bise, Commandé par vingt chefs monstrueux, Mégabise, Hermamylhre, Masange, Acrise, Artaphernas, Et poussé par les rois aux grands assassinats, lao

Cet énorme tumulte humain, semblable aux rêves, Cet amas bigarré d'archers, de porte-glaives, Et de cavaliers droits sur les lourds étriers, Défilait, et ce tas de marcheurs meurtriers

1 1(3. ... à son aide appela,

Page 1