Il était là, sublime
177-185. Addition marginale remplaçant le vers biffé : Défendait d'approcher, ei le grand cliar d'ébène
i83- i85. Alors tandis que grave il nommait les drapeaux
De tous ces noirs marcheurs sans trêve et sans repos, Le roi se rendormait ; et le grand char d'ébène
do Sennaclierib clans Gromwcll, acte V, scène xiv, est plus magnifiquement épique :
Il passait, dominant de son front étoile Son char pyramidal d'éléphants attelé.
177. Hérodote (111, 64) n'en nomme que doux. Mais les assyriologues ne sont pas d'accord sur la dénomination et le nombre des Ecbatanes. Cf. G. Rawlinson, The History of Ilerodolus, Londres, i858, tome II, p. ^37, et The fïve greal Monarchies of Ihe ancient easlern world, 1862-67, tome III, p. 16 et IV, 891.
187. « On voyolt après cela Xercès sur un cliar traîné par des
l82 APRÈS LES DIEUX, LES ROIS.
Deux mille bataillons, mêlant leurs pas confus, Mille éléphants portant chacun sa tour énorme, Suivaient, et d'un croissant l'armée avait la forme ; 190 L'archer suprême était Mardonius, bâtard ; L'armée était nombreuse à ce point que, plus tard, Elle but en un jour tout le fleuve Scamandre ; Les villes derrière elle étaient des tas de cendre ; Tout saignait et brûlait quand elle avait passé. «95
On enjamba l'Indus comme on saute un fossé. Artabane ordonnait tout ce qu'un chef décide ;
poussant 188. Cent légions suivaient avec des cris confus
18g. Parmi les vers écrits au crayon et que recouvre l'écriture à l'encre, on distingue :
D'un aigle déployé l'armée avait la forme.
Des gens de pied faisaient, dans cette marche énorme.
Dix stades chaque jour et les cavaliers vingt.
chevaujL Niséens et celuy qui le menoit estoit un seigneur Persan nommé Patiramphe, fils d'Otaus » (Hérodote, VII, 4o). — A deux lignes de distance, figure le mot Cocher avec un G majuscule : cf. vers i63.
188. Dans ce même chapitre !^o, Hérodote précise que le Roi « estoit suivy de mille Archers des plus braves et des plus nobles d'entre les Perses » et que « après eux marchoient mille Cavaliers d'élite, tous Persans... »
189. Cf. la noie des vers ^7 et 171-175, et aussi, dans la description de l'armée de Sennacherib (notice p. i57-i58)lo vers 10.
191. « Il y avoit des généraux qui commandoient à ceux-là et à toute l'armée, comme Mardonius, fils de Gobrias « (Hérodote, VII, 82).
igS. « On alla loger de-là sur les rivages de Scamandre, qui n'eut pas assez d'eau pour fournir à l)oire à toute l'armée « (Hérodote, VII, l\o ; cf. VII, 187). Le détail est relevé par Moreri, art. Scamandre. Hérodote dit que « l'armée de Xerxès le désecha. »
196. 11 n'est pas vraisemblable que l'armée entière de Xercès ait traversé V Indus pour se rendre en Grèce ; seuls, les Indiens, qui figurent dans le dénombrement (Hérodote, VII, 05) ont pu le franchir. Peut-être osi-ce ici tin souvenir de l'expédition de Darius dans l'Inde, qui avait ou lieu trente ans auparavant (Hérodote, IV, l^!^'). II y a d'autre part on Lycie un fleuve nommé Indos.
LES TROIS CENTS. l8o
Pour le reste on prenait les conseils d'Herraécyde, Homme considéré des peuples du Levant.
L'armée partit ainsi de Lydie, observant 200
Le même ordre jusqu'au Cayce, et, de ce fleuve, Gagna la vieille Thèbe après la Thèbe neuve, Et traversa le sable immense où la guida Par-dessus l'horizon le haut du mont Ida. Puis on vil l'Ararat, cime où s'arrêta l'Arche. ^oS
Les gens de pied faisaient dans cette rude marche Dix stades chaque jour et les cavaliers vingt.
Quand l'armée eut passé le fleuve Halys, on vint
iû8. ... d'IIarmocydc.
(La correction est répétée en toutes lettres dans la marge où se lit le nom d'Hermecyde.)
parmi csux 199. Vieillard considéré des hommes du Levant. ao3. ... où nous guida
198. Première transcription, Harinocyde : Le nom avait été tout d'abord emprunté à Hérodote sans altération : a Harmocydes, leur capitaine (des Phocéens), leur tint re discours... » (Hérodote, IX, 17).
200-20A. « Ainsi l'armée partit de Lydie et observa le même ordre jusqu'au Qeuve do Cayce (Caïque, YI, 28) et jusqu'en la Misie : et du fleuve Cayce laissant à gauche le mont de Cane, on marcha de la mesme sorte par Atarne, jusqu'à la ville de Carine. On prit de là son chemin par la campagne de Thèbes. On passa proche d'Adramilte et d'Antandre, et suivant à gauche le monl Ida, on entra dans la Troade « (Hérodote, VII, It'i). Il n'est pas fait mention dans Hérodote d'une ville de Thèbe; Hérodote parle d'une plaine, qui a nom (-)r;6r).
ao5. Sur la connaissance que les historiens avaient de l'Ararat et sur son emplacement, cf. Rawlinson, The history nf Herodolus, tome IV, 1860, p. 25o-252.
207. Il est curieux de constater que V. Hugo commet ici de nouveau, à propos du stade, l'erreur qu'il avait commise dans Première rencontre du CJirist avec le tombeau. Et pourtant il aurait pu être averti par Hérodote qui écrit, IV, 10 1 : « Je compte deux cents stades pour chaque journée. « Mais son ancien souvenir a prévalu.
208-212. « Quand l'armée cul passé le fleuve Halys, clic alla loger
l84 APRÈS LES DIEUX, LES ROIS.
En Phrygie, et Ton vit les sources du Méandre ;
C'est là qu'Apollon prit la peine de suspendre 210
Dans Gélène, à trois clous, au poteau du marché,
La peau de Marsyas, le satyre écorché.
On gagna Colossos, chère à Minerve Aptère,
Où le fleuve Lycus se cache sous la terre.
Puis Cydre où fut Crésus, le maître universel, 215
Puis Anane, et l'étang d'où l'on tire le sel ;
Puis on vit Ganos, mont plus affreux que l'Érèbe,
Mais sans en approcher ; et l'on prit Callathèbe
Où des chiens de Diane on entend les abois,
Yille où l'homme est pareil à l'abeille des bois 220
Canos, mont le Canos 217. Puis on vit un grand mont plus sombre que l'Erèbe 230. ... où l'homme est semblable
dans la Phrygie, et, après quelque chemin, elle alla à Gelene, ovi l'on voit les sources du fleuve Méandre... La peau du Satyre Marsias, qu'Apollon ccorcha, s'il faut en croire les Phrygiens, est suspendue comme seroit une peau de Bouc, dans la place de cette ville » (Hérodote, VII, 26).
2i3. « Après avoir passé une ville de Phrygie appelée Anane et un estang oi!i se fait le sel, il arriva à Colosse, qui est une autre ville de Phrygie, oià le fleuve Lycus se cache sous terre... L'armée de Xercès partant de cette ville alla à Cydre, où Crésus avoit fait planter une colonne... « Hérodote, VII, 3o. Minerve Aptère : On connaît un certain nombre de temples de Minerve en Asie Mineure ; il n'est pas prouvé qu'il en existait un à Colossos; quant à l'épithète aptère elle ne peut s'expliquer que par une confusion avec une Niku ; il n'y a pas lieu de l'employer pour Minerve dont les statues n'ont jamais eu d'ailes.
■il 7-2 18. Cf. la note des vers 208-212.
219-221. « ...la ville de Callatèbe, où l'on fait du miel avec de la fleur de bruyère. » Hérodote, Vil, 3o. « Le jour d'après il arriva à Sardis. Il n'y fut pas si-tost arrivé qu'il envoya dos Hérauts en Grèce pour demander la terre et l'eau et faire publier que dans toutes les villes, excepté dans Athènes et dans Lacédémone, on préparas! à souper au Uoy. » Hérodote, VII, 82.
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Et fait du miel avec de la fleur de bruyère.
Le jour d'après on vint à Sardes, ville altière
D'où Ton fit dire aux Grecs d'attendre avec effroi,
Et de tout tenir prêt pour le souper du roi.
Puis on coupa l'Athos que la foudre fréquente ; au5
Et, des eaux de Sanos jusqu'à la mer d'Acanthe,
On lit un long canal évasé par le haut ;
Enfin, sur une plage où soutHe ce vent chaud
Qui vient d'Afrique, terre ignorée et maudite.
On fit près d'Abydos, entre Seste et Médyte, 23o
Un vaste pont porté par de puissants donjons,